‹ Essai sur le PorhoëtChapitre 64 sur 113 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

réduit l'étendue originelle de cette vicomte (1), on ne la trouva pas en 1603 d'assez belle taille pour faire honneur à son nouveau titre; aussi, pour en relever l'importance, on démembra du comté de Porhoët les 21 paroisses de la châtellenie de la Chèze et on les annexa au duché de Rohan, dont elles ont toujours fait partie depuis lors. Le duché ainsi composé fut divisé en six châtellenies : Rohan, Pontivy, Gouarec, La Chèze, Loudéac, La Trinité ; les trois dernières répondant à l'ancien territoire de la Chèze. Dans chacune des châtellenies, il y eut un siège de justice, et celui de Pontivy étant tribunal d'appel à l'égard des cinq autres, cette ville devint par là même, capitale du duché de Rohan (2). Nous avons vu précédemment quelles étaient les limites du duché ainsi constitué (3). C'est là le dernier démembrement du Porhoët, le comté même ne comptera plus désormais qu'une châtellenie importante, celle de Josselin. ^ La mort du roi Henri IV rejeta naturellement le jeune duc, né protestant, dans le parti des réformés,

(1) A l'occasion de l'érection de la seigneurie de Guémené (mi principauté, l'année 1570. Corlai et Plourai en avaient été détachés. Plus anciennement les seigneuries de Plngrillet, Le Gué de l'Isle, Naiziu, Kergrois, Bauil, Kerveno en étaient sortis à la suite de partages.

La Borderie.

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qui étaient menacés de perdre les garanties qu(; leur avait accordées l'Edit de Nantes. Ses talents militaires en eurent bientôt fait le chef du parti en France. Pendant dix-neuf ans, de 1610 à 1629, il dirigea la guerre civile et religieuse avec tant d'activité et d'intelligence que le génie de Richelieu fut plus d'une fois obligé de plier devant lui. Les événements auxquels il présida alors sont uniquement du domaine de l'histoire de France ; malgré tout leur intérêt, nous ne nous y arrêterons pas.

La Bretagne put se féliciter d'être oubliée momentanément de ce fougueux rejeton ; elle resta heureusement à l'écart des sanglantes querelles. La paix signée, Henri de Rohan rentra dans les bonnes grâces de Louis XIII; mais cependant, considéré un peu comme un objet de défiance, il fut tenu constamment éloigné de la cour, soit comme ambassadeur en Suisse, soit comme général au pays des Grisons et dans la Yalteline, et même comme exilé à Venise. On a de lui une foule d'ouvrages sur l'art militaire, des mémoires, des discours, des traités de tous genres, qui le rangent parmi les meilleurs écrivains de l'époque.

« Une rare vigueur de corps et d'esprit ; vigueur telle, a-t-on dit, qu'il pouvait travailler quarante heures sans se reposer, en avait fait un homme

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