‹ Essai sur le PorhoëtChapitre 73 sur 113 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

XVIIle siècle.

Organisation administrative et judiciaire. — Anciennes COUTUMES. — Ce qu'étaient devenus josselin et ses

PRIEURÉS. — I*1ÉTÉ DES HABITANTS. — La FIN DU

Comté de Porhoët.

Un des principaux facteurs de l'ordre et de la tranquillité à l'intérieur, aux xvu*^ et xviii^ siècles, fut l'organisation administrative des campagnes et des villes. Celles-ci avaient toutes une communauté de ville et un gouverneur.

A Josselin, le gouvernement royal fut créé assez tard, en 1767 ; M. le chevalier du Moulin du Brossay, lieutenant-colonel de cavalerie et chevalier de Saint- Louis, en est le premier titulaire. Mais comme nous l'avons déjà vu, la communauté datait de loin et avait droit de députer aux Etats ; ses obligations étaient multiples, vu quelle avait charge de tous les intérêts de la ville.

Une foule d'affaires, en effet, incombait à ce corps

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(le ville, composé de la plus <' saine » partie, coinine on (lisait jadis, de la population ; ses membres veillaient et pourvoyaient à tout, avec des ressources le plus souvent fort restreintes, sous le contnjle du gouverneur et de Fintendant de la Province. Encore, était-on souvent obligé de former des commissions spéciales. « Sans parler des devoirs imposés particulièrement au syndic ou maire, il n'était pas de travaux, pas d'acquisition, pas de procès, (|ui ne fussent confiés à la diligence de commissions spéciales, choisies soit parmi les membres de la communauté, soit en dehors ; d'autres étaient chargées de vérifier les comptes du syndic, ou du miseur ; d'autres encore étaient déléguées, vers les hauts personnages de passage sur les lieux ou dans les environs, pour présenter les respects de la ville et offrir leurs services ; aux Etats ou au Parlement, pour demander des secours ou déposer un vœu ; vers les gouverneurs, commandants ou intendants de la Province nouvellement nommés, pour solliciter l'honneur de leur protection. C'étaient les membres du corps de ville qui répartissaient les impôts de tout genre et qui en désignaient les receveurs, qui élisaient les officiers de la milice bourgeoise et au besoin se mettaient à sa tête (1). »

(1) RosENSAVEiG, Archives du Morbihan.

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