‹ Essai sur le PorhoëtChapitre 74 sur 113 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Quant aux simples paroisses rurales, comme toutes celles qui composaient le Porhoët, en l'absence de la comnmnauté de ville, elles étaient administrées chacune par le « Général » formant le corps politique ou la fabrique de la paroisse, sous la présidence du curé ou du recteur. Cette assemblée jouait également le rôle de corps de ville. Indépendamment de Fentretien des églises et des chapelles, de l'administration des biens et revenus paroissiaux, elle était chargée des travaux, des impôts, milices, etc. (1).

La Sénéchaussée seigneuriale, dont Josselin est le siège, se trouve composée, à la fin du xviii" siècle, d'un sénéchal, d'un alloué, d'un lieutenant, dun procureur fiscal, d'un greffier, de douze procureurs, d'un nombre indéfini de notaires et de trois arpenteurs. Elle connaît les matières ecclésiastiques et bénéficiales au temporel et ressortit au siège royal de Ploërmel.

(1) De plus, au point de vue de l'administralion royale ^particulièrement pour la levée des impôts), les" paroisses étaient groupées en subdélégations. Le Morbihan actuel et la portion de la province occupée par l'ancien diocèse de Vannes renfermait 19 subdélégations, dont celle de Josselin, qui comprenait les paroisses suivantes : Brehan- Loudéac, Buléon, La Croix-Helléan, Lantillac, Menéac, Mohon, Notre-Dame du Roncier, Pleugrififet, La Gréi?-Saint-Laurent, Guégou, Gruillac, Plumelec, Pommeleuc, Radenac, Reguiny, Saint-Allonestre, Sainte-Croix de Josselin, Guilliers, Helléan, Lanouée, Saint-Martin et Saint-Nicolas de Josselin, Saint-Samson, Saint-Servan, La Trinité Porhoët. La Bretagne composait une Généralité ou Intendance.

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Certaines coutumes anciennes existaient encore h. cette époque. Le droit de guet, très répandu en Bretagne, s'était maintenu, mais en subissant une transformation due à l'évolution des temps. Ce qui à l'origine était un service de défense commune, nécessitée par l'état d'insécurité du moyen âge, devint un droit naturel, payable en argent. Les châteaux des seigneurs, étant primitivement l'asile de la population des campagnes environnantes, celle-ci, en temps de trouble ou de guerre, s'était bénévolement soumise à faire pendant le jour ou la nuit, la garde de la forteresse qui les abritait. Il paraît même vraisemblable, que ceux des vassaux qui, pour une raison ou pour une autre, s'exemptaient de ce service, devaient se racheter ou payer le prix de leur remplacement. La transition parait venir d'elle-même et elle se fît tout naturellement, lorsqu'à l'extinction du devoir féodal, le guet n'eut plus de raison d'être. L'abstention de tous au guet décida de sa conversion en une redevance pécuniaire.

Le duc de Rohan exerça toujours ce droit de guet à Josselin et dans les autres terres de la seigneurie de Josselin ; il n'était que de 4 sous par an, dans la paroisse de Lanouée, mais de 5 dans les autres et se levait sur tous les contribuables aux fouages et

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