‹ Essai sur le principe de populationChapitre 139 sur 368 · GOG · texte numérisé non relu

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jugement et l'extrême brièveté de ma note m'engagent à la placer ici. Elle aura l'avantage d'énoncer les points qui, dans cette discussion, semblent incontestables, et desquels par conséquent il faudra toujours partir.

Note sur le rapport des mariages aux naissances.

1. Supposons une Ile peuplée par un seul couple (sans émigration, ni immigration, ni naissances illégitimes); tenons note de toutes les naissances et de tous les mariages jusqu'à une certaine époque. De plus, laissons les derniers mariages achever leur production , et tenons note de celle-ci : il est clair que le nombre des naissances, divisé par le nombre des mariages, donnera, par le quotient, le nombre moyen des enfants par mariage.

2. Faisons toutes les mêmes suppositions, excepté que nous ne nous mettrons point en peine des derniers mariages, quant à ce qui concerne leur production, de laquelle nous ne tiendrons pas note. En ce cas, si l’on double le nombre des mariages, et qu'on emploie ce nombre doublé comme diviseur et le nombre des naissances comme dividende , le quotient donnera le rapport des individus qui se sont mariés à tous ceux qui sont nés. Et par conséquent, par la différence, on obtiendra le rapport des mariés aux non-mariés (comprenant dans ces derniers, tant ceux qui sont morts dans l’enfance, que les célibataires adultes).

5. Soit maintenant une population avancée, et qu'à une époque quelconque, on y tienne note des mariages et des naissances pendant une période quelconque. Si, déduisant de cette note les mariages annuels et les naissances annuelles par une moyenne, on prend ensuite le quotient de ces dernières par les premiers, et qu'on veuille en conclure le nombre moyen d'enfants produits par chaque mariage , on aura deux corrections à faire : l'une sera de déduire préalablement des naissances tous les enfants nés des mariages existants à l'époque où on a cpmmencé de prendre note; l'autre, d'ajouter préalablement aux naissances toutes celles qui ont eu lieu après l'époque où finit la période qu'on a prise en considération.

4. Si l'on fait la même chose pour conclure le rapport des mariés aux non-tna-

FÉCONDITÉ DES MARIAGES

Table II.

Rapport de l’excès ries naissances sur les rooris A la totalité des vivants : 1 à

Périodes de doublement eu années et dixmillièmes (Tauiiéc.

Rapport de l’excès <les naissances sur les morts à la totalité des vivants : 1 A

Périodes de doublement en années et dix-’ millièmes d'année. i

lî)

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riés, on aura aussi une correclion à faire. Car à l’entrée de la période supputée, ceux qui se marient sont nés dans un temps où on ne prenait pas note des naissances. On ne peut donc pas savoir qu'elle partie aliquote de toutes les naissances de leur temps ces gens-là se trouvent être. Mais si l’on veut supposer que les habitudes à cet égard ont été permanentes dans une génération avant l'époque ou l'on a commencé de prendre note, cette correction devient inutile. — Du reste, il n’y a point de correction à faire pour la tin : à moins qu'on ne veuille dire que je ne puis pas prévoir l'aveuir, et savoir si la génération qui liait à la fin de la période suivra les errements de l’ancienne. Mais je ne crois pas qu’aucun calculateur ait eu l'intention de rien affirmer à cet égard.

Mon ami, M. Odier, professeur de médecine à Genève, qui s’était beaucoup oc-

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