LOIS SL' H LES I’ALVIIES
la population seront publiés, que les mariages et les naissances ont diminué, et que les morts ont cru dans un degré encore plus grand qu’en 1800 et qu’en 1801 ; la continuation de cet effet retardera à un certain point, pendant quelques années, les progrès de la population. Cet effet toutefois devra se combiner avec les besoins croissants de l’Europe et de l’Amérique , qu’amènera l’accroissement de leurs richesses. En même temps à l’intérieur les produits de l’industrie ne manqueront pas de s’adapter à la nouvelle distribution des richesses qu’a dû occasionner l’altération du moyen de circulation. Ces diverses causes redonneront de la vie et de l’énergie à toutes nos opérations commerciales et agricoles; elles rendront aux classes laborieuses une pleine occultation et de bons salaires.
Quant à la détresse des pauvres et en particulier à l’accroissement de leur nombre pendant ces dernières années, les opinions les plus erronées ont été avancées. Pendant la guerre, l’accroissement du nombre des personnes demandant l’assistance paroissiale a été attribué principalement au prix élevé des choses necessaires à la vie. Nous avons vu ces choses nécessaires à la vie éprouver une baisse grande et soudaine, et cependant en même temps nous avons observé un nombre proportionnel encore plus grand d'individus recourant à l'assistance paroissiale.
On a dit que la taxe est la seule cause de leur détresse et de la stagnation extraordinaire dans la demande de travail ; cependant , je suis fermement convaincu que si les taxes disparaissaient en entier demain, cette stagnation, au lieu d'être à sa fin, serait aggravée. Un tel évènement causerait une grande hausse générale dans la valeur du moyen de circulation , et apporterait avec lui ce découragement à l'industrie, qui accompagne toujours une telle secousse. Si , comme on l’a dit , les classes laborieuses payent h présent en taxes plus que la moitié de ce qu’elles reçoivent, il faudrait être bien peu versé dans les principes sur lesquels se règlent les salaires, pour supposer que, si les marchandises à I achat desquelles on les emploie baissaient de moitié par la suppression des taxes , ces salaires eux-mêmes pourraient encore continuer d avoir la même valeur nominale. S’ils la conservaient, ne fut-ce que pour peu de temps, tandis que toutes les marchandises auraient baissé et que 1 instrument de circulation aurait été réduit b proportion, on verrait promptement nombre d’ouvriers manquer à la fois d’occupation.
Les effets des taxes sont sans doute dans plusieurs cas pernicieux à un très haut degré ; mais on peut regarder comme une règle, soumise à peu d'exception, que le soulagement obtenu en supprimant une taxe