CHAPITRE II
sonl île telle nature que s’ils ne prouvent pas positivement que les guerres en Afrique sont excitées et aggravées par le trafic des hommes qui se fait sur la côte, ils tendent du moins fortement à appuyer cette conjecture. L’état de l’Afrique, tel que je l’ai décrit, est précisément tel que l’on devrait s’attendre h le trouver dans un pays où le métier de prendre les hommes est considéré comme plus profitable que l'agriculture ou les manufactures. Il faut convenir que, depuis quelques siècles, nous avons peu d’informations sûres touchant l'état de ces nations. Mais en accordant que les excursions de pillage , que Park décrit, sont de plus ancienne date, on ne peut nier que toute circonstance qui, comme le trafic des Européens , ajoute h la valeur de la marchandise pillée, ne doive encourager puissamment de telles expéditions, et agir efficacement pour prévenir tout progrès vers un état moins malheureux. Aussi longtemps que l'Europe continuera d’être assez barbare pour acheter des esclaves en Afrique , nous pouvons être sûrs que l’Afrique continuera d’être assez barbare pour lui en vendre.