PROVINCES IMPÉRIALES DE RANG PRÉTORIEN
BBLeiQUS.
L. Licinius Sura. Ce personnage, qui devint consul pour la seconde fois en 102 (Klein, Fasti consulares^ p. 54), fut légat de cette province après avoir commandé la 1 Minervia , légion créée par Domitien. G, y. L., VI 1444 : « leg(ato) pro pr(aetore) provinciae Belgicae, leg(ato) leg(ionis) I Minerviae » (le cursus est dans l'ordre
(i) Voir plus haut, p. 141.
356 ESSAI SUR LB RÈGNB* DE L*BMPEREUR DOMITIBN.
inverse). Ce fut donc sous ce prince qu'il gouverna la Belgique (sous Nerva le légat de la province fut Glitius Agricola : C. /. L , V, 6975).
Voir plus haut, p. 158. Borghesi, V, p.32etsuiv. Mommsen,
Index de Pline. Liebenam, p. 73. De Vit, Onomasticum^ s. v.
(?) Inconnu. C. L L.^ VI, 1548 : « ...[niisso a] Divo Nerva ad agros
dividendes..., [comiti Inipleratoris)] Gaesaris Nervae Trajani
Aug(usti) 6erm(anici) Dacic(i).., [dum] exercitus suos circumit,
leg(ato) pro pr(aetore) provinc(iae) Belgic[ae , adlecto interj patri-
cios ab Imperatorib(us) Divis Vespasiano et [TitoJ... » Leperson*
nage en question ne put être admis parmi les patriciens qu'en
73-74, alors que Vespasien et Titus étaient censeurs. Lol légation
de Belgique pourrait donc tomber sous le règne de Domitien.
Liebenam, p. 72 (1).
Ltonnaibb,
C. Cornélius Gallicanus, en 83. C. L L., XII, 2602 (inscription trouvée près de Genève) : « M. Carantius Macrinus..., cornicular(ias) Corneli Gallicani, ieg(ati) Â.ug(usti), equestrib(us) stipendis, Domit(iano) VIIII co(n)s(ule); item Minici Rufi legati Augusti; evocatus Aug(usti), Domit(iano) Xlin co(n)s(ule)... » — Gallicanus fat consul suffect en 84 (Ephem, epigr., V, p. 94).
Borghesi, VII, p. 393 et 452. Henzen, Bull. delV Jnstituto, 1883, p. 137. Liebenam, p. 248.
L. Minicius Rufus, avant 88. Voir Tinscription qui vient d'être citée. — Il fut consul ordinaire en 88 : voir plus haut, p. 59, n. 2, et p. 331, n. 1. — Son véritable hom était L. Minicius Rufus {Bullet^ tino comunale^ 1887, p. 188); dans une inscription de Phrygie (Journal of helUnic Studies, IV, 1883» p. 432), il est appelé par er^ reur AouxCc|> MtvouxC(|>.
Gatti, Bull, comunakt l, c. Mommsen , Index de Pline et Mittheilungen des arch. Instituts, Rômische Âbtheilungy IV, 1889, p. 172. Liebenam, p. 248. De Vit» Onomasticon, s. v.
Gâlàtib.
Ti, Julius Candidus Marius Celsus, avant 86 : Voir p. 137, n. 5.
Perrot, De Galatia provincia^ p. 106. Henzen , Index des actes des frères Arvales.
... Sospes^ après 92 : Voir p. 137, n. 6.
Sur ce personnage, voir aussi p. 145; p. 227, n. 2, et, plus loin, à la province de Crète et Cyrène.
(1) Les motifs qu'allègue Borghesi {Œuvres, VII, 323; cf. Urlichs, De vita T&citi , p. 7) pour faire de Tacite un légat de Belgique de 90 à 94 ne me semblent pas convaincants.
APPENDIGB8. 357
Cappadoce.
C, Antius A, Julitts Quadratus , plusieurs années avant 93 : voir p. 138, n. 1.
Waddington, Fastes^ n9 114. Henzen, Index des frères ArvaUs. Liebenam, p. 120.
(?) L. Anthtius Rusticus. Ce personnage , qui mourut en Gappadoce avant 94 (Martial, IX, 30 ; le livre IX fut édité cette année-là : voir Friedl&nder, édition, p. 61), était peut-être légat de la province, mais on n'en a aucune preuve. Une pièce de vers de Martial (IV, 75) montre que c'était un personnage de rang élevé« Giese, De personis a Martiale commemoratis, s. v.
Lycie et Pamphylie.
(?) T. Aurelius Quietus. En 80, il était légat de cette province. Lebas et Waddington, Voyage archéologique^ III, 1292 (inscription trouvée à Kekova , en Lycie) : « ^«1 Titou AùpïiXCou Kutjtou (c'est ainsi qu'il faut lire : Petersen et von Luscban, Reisen in Lykien^ Milyas und Kibyratis, p. 49, n. 6), upeff6euToO xal àvTi<rrpa[T^Yo]u tou £e6aoTou. » Il était peut-être encore légat de Lycie au début du règne de Domitien. — Aurelius Quietus était consul le 20 septembre 82 [Ephem. epigr,, IV, p. 495).
C. Caristanius Fronto. Sitlington Sterret, Papers of ike american school at Atkens, II, p. 135 (inscription d'Antioche de Pisidie) : «t ... Yuvaîxa Tatou K[a]pi(rTavCou 4>povT(i)vo;, irpe^SeuToù ÂuTOxpdTopo[c] KaC(rapoc [Ao(xeTiavoO] £e6a(TTou , àvriorpaTiiYou Aux[t]aç xal IlaiJifuXac. » Le nom de Domitien a été martelé. Cf. Lebas et Waddington, III, 1317; Cousin et Diehl, Bulletin de correspondance hellénique ^ X, 1886, p. 46. — Domitien ne portant pas le surnom de Germanicus, la légation de Caristanius Fronto est antérieure à 84.
[... Tr]ebonilus Pro]clus Mettius Modestus. Mommsen, Index de Pline^ d'après Waddington (inscription trouvée à Caunus) : « ['H ic6>k MJêttiov MoôeaTov, [7rpea66UT:fiv xa\ àvTi(iTpàTy)Y]ov AÙTOxpàxopo; [KaCcxapoç AojAETtavoO l£]6aaTov reppLavi[xou]. » Cf. C. L G,, 4279, 4280; Journal of hellenic Studies, X, 1889, p. 74 (où ses noms complets étaient donnés). — M. Waddington supplée dans la première inscription [Kaî(T(zpoc Nepoua Tpaiavoû le]; cependant, il est plus vraisemblable que Mettius Modestus fut légat sous Domitien, l'inscription publiée dans le Journal of hellenic studies étant exactement rédigée comme une inscription de Julius Quadratus (voir plus bas), trouvée comme elle à Lydae : or, Quadratus fut certainement légat sous Domitien.
Sur Mettius Modestus, voir plus haut, p. 319 et 321. Waddington, Fastes^ n» 124, et Journal of hellenic studies, L c. Mommsen , Index de Pline , en observant que Mettius
S&8 ESSAI SUR LE RÈGNS DE l'EKPBRBUR DOMITIBN.
Modestas ne fut pas proconsul d'Asie soqs Domitien (cf. Ephem. epigr.^ IV, p. 502). Liebenam, p. 259. C. Antius A. Julius 0uadratti^ ,. avant 93. -* Âpres 82^ il fut légat prétorien de Cappadoce (voir p. 138, n. i). C'est entre son gouvernement de Cappadoce et son consulat (en 93) qu'il faut placer, d'abord son proconsulat de Crète et de Cyrëne, puis sa légation de Lycie., attestée par plusieurs inscriptions : C, /.• fi^„ 3532 (s;: Borghesi , Œuvres , II, p. i5} ; C. L G,, 3548 icf. Lebas et Waddington, 1722 a); Journal ofhelknic studies, X, 1889, p. 74. Voir plus haut à la Cappadoce.
(?) Domitius Apoîlinaris. C. L G., 4236 (inscription de 'Qos) : o ...ulov AofiiTCov 'ÀTCoXXeivapCov toO 2ixaio66Tov, TXcMflov ^ ^ovXi^jxal i^ ytçcwria, xa\ 6 89i|ioc. » On connaît un Domitius Apoîlinaris qui fut consul suffect en 97 (Klein , Pasti consulares , p. 51) . Si c'est le personnage nommé dans l'inscription de Tlos, il a pu être légat de Lycie vers la fin du règne de Domitien.
Mommsen , Index de Pline. Waddington , Journal of hellenic studies^ X, 1889, p. 75.
JUDÂB (1).
Cn. Pompeius Longinus. Diplôme du 13 mai 86 {C, /. L., III, p. 857) : c sunt in Judaea sub Cn. Pompeio Longino. » — D fut consul suffect en 90 (Ephem, epigr,, V, p. 612).
Liebenam, p. 242 (2).
ArmAb d'Afbiqub (LégaU proprêteurs de V) (3) :
n, Oclavius Tidius Tossianus [L?] Javolenus Priscus, probablement au commencement du règne de Domitien : voir son cursus honorum à la Bretagne.
Flaccus. Une inscription de Tébessa (C. I. L.. VIII, 1839 = 16499), dont le style et la gravure conviennent bien à l'époque Flavienne, nomme un Cn. Suellius /*/...., leg(atus) Aug{usti) pro plraelore]. M. Dessau (au n» 16499) pense avec vraisemblance qu'il s'agit de Suellius Flaccus, nommé en 101 dans la table alimentaire des
(1) Je n'ai pas pu consulter Tarticle de Grâtz, Die rômischen LegsLten in Judàa unter Damitian und Traj&n und ihre Beziehung zu Juden und Christen, dans la Monatsschrift fur Geschichte und Wissenschaft des JU" denthums, 1885, p. 17-34.
(2) Maccius Celer (8tace, SilveSy III, 2, ot préface du livre III) semble avoir été, non légat de Judée, mais légat d'une des légions de Syrie : Toir Friediànder, Sittengeschichlef III, p. 484.
(3) Sur les légats de cette armée à l'époque de Domitien, voir Pallu do Lossert, Recueil de la Société archéologique de Constantine, XXV. t888p p. 36 et suiv.
' Ligures Bébieos ((7. /. L., IX, 1455, col. 2, lignes 21 et 67), et que ce personnage est identique au Flaccus de Zonaras : voir plus haut , p. 235.
(?) A, (?) Annius Camars. G. L L., XII, 670 : « [A*? Anlnius, [...f., Te] r(etina tribu), Camars, ... [tnb(unus) p]leb(is), praet(or), proco(n)s(ul) [prov(iDciae)..., leg(atus) Aug(usti) pro] praet(ore) proy(iQciae) Africae » (un peu plus loin est nommé dans l'inscription un T. Annius [...?...]). M. Hirscbfeld (au Corpus) fait remarquer que la forme des lettres convient à l'époque Flavienne. Il s'agit peut-être , comme le croit M. Mowat (Bulletin épigraphique^ IV, 1884, p. 53 et suiv.), d'A. Annius Camars, tribun de la plèbe en 83 : voir C. I. L, VI, 449 : « Laribos Aug(ustis) et Geniis Caesarum, Imp. Caes(are) Domitiano Aug(usto) co(n)s(ule) VIIII, desig(nato) X, p(atre) p(atriae), permissu A. Anni Camartis, tr[ib(uni) pleb(is)...]. Mais dans la première inscription citée, on pourrait restituer seulement « [... leg(atus) pro] praet(ore), » et supposer que Camai*s a été légat de la province proconsulaire d'Afrique.
(?) Inconnu. CL L,, VIII, 1851 : « [Imp. Ca]e[sariDo)mitia[no Au-
g(usto) Germanico ] gato, le[gato A]ug(usti) pro[praetore,pro-
vinciae Africae et legionis] III [Augustae] . » Restitutions très incertaines (1).