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2. Essai sur V époque de V histoire romaine la plus heureuse pour le genre humain, trad. par Solvbt. Paris, 1834.
3. Suét. Claud. 25. DomU. 7. Senec. De Benef. III, 22 et la loi Petronia sous Néron.
successif de la dté romaine S rèçressàon des gouTerneurs de provinces concossionnaires', diminution des impôts*, secours à la petite propriété *, mesures garantissant la sécurité et favorisant le développement du commerce <^, il n'est pas un de ces bienfaits dont on ne puisse trouver la trace dans l'histoire d'Auguste, de Tibère, de Claude, de Vespasien. A quelques-uns même, Caligula, Néron, Domitien ont attaché leurs noms.
D'autre part, le vice unique mais radical du principat romain, la concentration de tous les pouvoirs dans les mains d'un seul homme, n'est en aucune façon corrigé pu atténué dans la période Antonine. Ce vice, les contemporains ne le voient même pas. Le gouvernement personnel est accepté de tout le monde. On attribue les maux dont on souffrait sous Domitien à l'empereur et non au r^ime impérial. Vienne un meilleur prince, et il n'y aura pas besoin de chercher des garanties efficaces pour les franchises et la sécurité des citoyens.
Cette inertie politique, signe et résultat d'une grande lassitude, ne datait pas de bien loin. A la mort d'Auguste, après le meurtret' de Caligula, après le suicide de Néron, on songea à rétablir la république. Mais ces projets furent de moins en moins sérieux. Tandis que Tibère eut besoin de toute son habileté pour empêcher ce retour au passé, le sénat se rendit assez aisément au vœu des prétoriens qui avaient salué Claude du titre d'empereur, et, en 68, la revendication républicaine se borna à des cris de joie et à la promenade, dans les rues de Rome, de gens coiffés du bonnet de la liberté •. Après les guerres civiles qui ensanglantèrent l'avénement de la dynastie flavienne, au milieu des calamités sans nombre et du désarroi moral qui les accompagnèrent et les suivirent, et dont Tacite a peint l'émouvant tableau, un immense besoin d'ordre et de repos domina les autres sentiments, et bientôt les anéantit dans toutes les âmes. Les Romains reconnurent qu'ils ne pourraient supporter « ni l'extrême liberté, ni l'extrême
t. Gaulois admis aux honneurs sur la proposition de Claude (Tacite, Ann., XI, 26) et l'inscription de Lyon. — Droit du Latium concédé par Vespasien à l'Espagne (Pline, Hist, nat,, 111, 4).