‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 112 sur 327 · LE PRINCE, LE SENAT, LES CHEVALIERS, LE PEUPLE · texte numérisé non relu

LE PRINCE, LE SENAT, LES CHEVALIERS, LE PEUPLE

Le Prince, — La puissance impériale, telle que l'avait faite la constitution habilement élaborée par Auguste et silencieusement acceptée du monde lassé, n'était autre chose, nous l'avons dit, que le cumul de plusieurs magistratures républicaines : pontificat souverain, censure, puissance tribunitienne, imperium, puissance proconsulaire, droit d'initiative (jus relationis)^. C'est ainsi que se décompose, naturellement, l'examen que nous avons à faire de la politique personnelle de Trajan.

Nous possédons peu de renseignements sur la manière dont il exerça le souverain pontificat. Il fit décerner à Nerva les honneurs, devenus assez insignifiants, de l'apothéose', et créa pour le nouveau culte un collège de flamines ^. Sa sœur Marciana, son père Ulpius Trajanus^ furent mis également au rang des Dieux. Conformément à la loi qui voulait que le pontifex maximus habitât in publico^, il laissa toujours ouverte une partie du palais impérial *, à l'exemple d'Auguste et de Nerva, fidèles observateurs de cette prescription. Refusant d'ailleurs des hon-

Page 1