‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 113 sur 327 · Dion, LJV, 27. Panég · texte numérisé non relu

Dion, LJV, 27. Panég

que ses prédécesseurs avaient obtenus facilement de r^dulation publique, Trajan ne souffrit pas que son nom fut donné à Tun des mois ^ ; il interdit également de placer sa statue parmi celles des Dieux, et ne voulut être représenté qu'en bronze, sans permettre que des vœux fussent adressés à son génie tutélaire devant ces statues devenues des objets de culte '. Il consultait fort sérieusement les auspices^. Un passage du Panégyrique donne lieu de croire que Trajan bannit de Rome les astrologues *, mesure prise bien des fois avant lui, toujours inutilement. Il se montrait, du reste, équitable et peu formaliste dans l'interprétation des questions relatives au culte 5; ce n'est pas comme sectateurs d'une religion non reconnue, ni comme adonnés à la magie, que les Chrétiens furent en butte à quelques mesures de rigueur sous son règne.

En l'an 100, suivant Pline, Trajan n'avait accepté ni la censure, ni la préfecture des mœurs ®, et l'écrivain lui fait un grand mérite de ce refus. La censure de Vespasien, ceUe de Domitien avaient été très-sévères "^ et les patriciens craignaient le retour de semblables rigueurs^ : il était d'une bonne politique de les rassurer à ce sujet. Mais c'est à titre de censeur que Trajan conférait le droit de cité, qu'il nommait les sénateurs, qu'Û accordait le privilège du jvis liber orum^ qu'il avançait pour ses protégés l'âge des honneurs. Comment concilier ces faits certains, et dont Pline témoigne en partie^, avec l'assertion du même Pline que nous venons de citer, je n'en vois pas le moyen. Ce que nous pouvons assurer, c'est que Trajan se montra trèsréservé dans la concession du droit de cité*®, et qu'il y porta une réserve tout à fait républicaine. Quant zmjus liberorum accordé à ceux qui n'avaient pas d'enfants pour les faire participer aux

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