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oelte assemblée plus d'indépendance par le rétablissement du soratin secret ^
On pense bien qu'un prince aussi désintéressé dans Texercice du pouvoir se montrait peu avide des honneurs attribués à son rang, et en effet il fit preuve de la plus grande modestie pendant tout son règne. Bien qu'il n*eût pas livré dans les Germanies de combats proprement dits, il avait pacifié ces provinces, et plusieurs de ses prédécesseurs avaient célébré des triomphes pour de moins grands succès : il ne voulut pourtant ni saluûtion impériale' ni triomphe en rentrant dans Rome'. Suivant un usage constant, l'empereur revêtait le consulat au premier jour de Tannée qui suivait son avènement. Trajan refusa cette dignité pour l'année 99, parce qu'il était à ce moment hors de Rome : c'était obéir à une loi observée sous la République*. Dans les premiers jours de son règne, il se défendit aussi de prendre le titre de Père de la Patrie *, et pendant seize ans, il difiéra de se parer du surnom d'Optimus ^ que le Sénat et la reconnaissance universelle lui avaient donné depuis longtemps.
Dans les honneurs publics qu'il reçut, Use conduisit conune un simple citoyen aurait pu le faire. Tandis que ses prédécesseurs, retirés ou plutôt cachés au fond du palais impérial, laissaient faire leur élection comme un hommage dû à César, Trajan assistait aux comices, prêtait serment en entrant en charge et le renouvelait quand le temps de sa magistrature était écoulé ''. Il entendait que le pouvoir impérial fut considéré comme une délation du peuple, qui cesserait de plein droit le jour où les espérances qu'on avait fondées sur lui viendraient à être démen-