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ties. En remettant ao préfet du prétoire Saburanos le parazordumj signe du oommandement supérieur de œt officier : Prends ce glaiTe, loi dit-41, ei sers-t'en pour moi si je fais mon deroir, contre moi si j j manque^ Dans les Toeox adressés annuellement aux Dieux pour la prolongation de sa Tie et de son règne, il voulut qu'on ajoutât à la formule cette clause restrictiTe : « Tant qu'il gouvema^ conformément au bien puUic » *. Avant de proclamer les consuls qui lui succédaient, il devait, suivant une antique formule, invoquer les Dieux ei appeler sur sm leurs faveurs. Il changea l'ordre des termes, et ne se nomma qu'après le Sénat et la RépuUique'.
Attentif à soumettre ses moindres actes au contr51e de l'c^inion, il publia les dépenses de son voyage depuis la Germanie jusqu'à Rome^. Le chiffine peu élevé de ces frais contrastait singulièrement avec les profrmons de Domitien. Dans sa vie privée, Trajan se montrait en effet aussi désintéressé, aussi économe que dans sa vie publique. Les accusations de lèsemajesté ne protégeaient pas seulement la personne du prince ; elles servaient aussi à alimenter son trésor particulier : il répudia cette source de richesses abondante, mais impure, et sut vivre aussi honorablement que les empereurs les plus rapaces. Le tribunal du fisc, créé par Nerva pour juger les contestations entre les citoyens et le domaine privé de l'empereur, fonctionna avec une activité et une équité dont Pline porte témoignage ^ Enfin, pour couper court à un abus invétéré d'adulation, Trajan déclara qu'il n'accepterait de libéralité testamentaire que de ses intimes amis ^
II se montrait a£EaJ)le et prévenant pour tous. Il appelait ses « collègues » les consuls nommés en même temps que lui, et
1. Dion, LXVIII, 16. Aurel Vict, Caes. 13. Pline, Panég.y 67. — Sur les monnaies que firent frapper en 1567 pour le couronnement de Jacques VI (Jacques l*' d'Angleterre) les seigneurs écossais qui avaient arraché à Marie Stuart son abdication, on lit autour d'une épée nue Fro Me. Se Mereor. In Me (Gardonnbl, Numisnuda Scotiae. PI. IX, 12, 3). On reconnaît le mot de Trajan. Hilton s'appuya sur cette inscription des monnaies écossaises pour justifier la condamnation de Charles 1*' (Gbffbot, PampMeU de MUtan, p. 125).