Spart, Badr
7. Dion, LXVIII, 15. Pour les essais précédents, voir Tite-Live, Ep.^ 46. 8chol. Horat, ad Art, Poet., v. 65.
8. V. Prony, Dessèchement des Maraii Pantins, p. 76 et 241, Le Triponti^m ou pont à trois arches de la Via Appia est figuré dans cet ouvroge. PI. XVI, n* 1.
furent condamnés au bannissement de Tltalie pendant dix ans^
Les sénateurs furent contraints d'avoir le tiers de leur fortune en fonds de terre sur le sol italien', ce qui augmenta beaucoup la valeur de la propriété territoriale dans la péninsule.
Enfin, par le système combiné de secours et de prêts, connu sous le nom à*alimentay Trajan exerça sur Tagriculture une action utile et puissante. Grâce aux mémoires de MM. Henzen et Desjardins, on connaît aujourd'hui les principes et les détails les plus importants de cette institution. Due à Nerva, comme l'assure Aurélius Victor ^ dont le témoignage est confirmé par une médaille^, elle prit sous Trajan de tels développements que dans l'antiquité on en faisait déjà honneur à ce prince^, erreur que plusieurs auteurs modernes ont répétée.
Le but de cet établissement était double. Nerva voulait fournir à la petite propriété les ressources nécessaires pour la mise en culture des terres abandonnées, et en outre aider les citoyens pauvres en assurant à leurs enfants des secours jusqu'à l'âge où ces derniers sauraient pourvoir eux-mêmes à leur existence. Ici encore, on saisit l'intention de favoriser l'accroissement de la population, mais au moins le mode d'action choisi stimulait la prudence et l'activité des agriculteurs, et contribuait ainsi à la prospérité générale.
Deux inscriptions trouvées l'une à Velleia, près de Plaisance, l'autre à Campolattari, près Bénévent, nous font connaître Torganisation de ce service. Il faut joindre à leur étude celle d'une lettre de Pline^ qui explique conmient il établit, à ses frais, des alimenta à Côme, car les particuliers, à l'exemple des empereurs, se signalèrent souvent par des libéralités de ce genre''. Ces documents nous montrent que les sommes données par l'empereur pour venir en aide aux indigents étaient remises à des cultivateurs et imputées sur des fonds de terre déterminés, grevés dès lors, et à perpétuité, d'une hypothèque égale au montant de la somme reçue. La rente de cette hypothèque, calculée d'après un taux variable suivant les localités, était distribuée aux enfants