‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 165 sur 327 · Plin., Ep, ad Traj · texte numérisé non relu

Plin., Ep, ad Traj

3. Ces présents ne doivent pas être confondus avec Vhonorarium ou tumma légitima que le nouvel élu était tenu de verser dans la caisse municipale.

vue d'un honneur public devant être déféré à lui ou à d*autres, aurait promis d'exécuter quelque ouvrage dans une civitas serait tenu de l'achever. L'obligation passait à son héritier*,

Une autre loi de Trajan, favorable à la bonne administration, nous a été conservée par une inadvertance de Tribonien, qui l'a insérée dans le Digeste à côté de dispositions contraires. La soustraction de fonds appartenant aux civitateSy considérée jusqu'alors comme un simple furtum et ne donnant lieu qu'à une répétition civile, fut assimilée au péculat et punie de l'interdiction de l'eau et du feu jointe à la confiscation des biens*. A l'époque de Marcien, la législation inaugurée sous Trajan était encore en vigueur, mais plus tard on revint à l'ancien état de droit ^, sans que l'on puisse déterminer les motiifa de ce retour.

Enfin le sénatus-consulte Âpronien ^ autorisa les cités à acquérir des biens par voie de fidéi-commis. Comme personae incertae, elles ne pouvaient ni hériter ni recevoir de legs^ et elles ne furent relevées de cette incapacité qu'au v* siècle de notre ère*. Jusquelà, le sénatus-consulte Apronien leur permit de tourner les ^àsfositions sévères de la loi : on sent assez à quel point cette mesure leur était favorable.

Le manque de documents nous empêche, comme nous l'avons dit, de présenter un tableau détaillé de l'état des provinces sous Trajan. Ainsi nous ne savons rien de l'histoire de la Bretagne, ni de celle de la Gaule, pendant le règne de ce prince. En Espagne, les bornes milliaires retrouvées sur le magnifique réseau de routes qui sillonnait la Péninsule témoigne de la sollicitude avec laquelle Trajan chercha à porter la vie dans toutes les parties de ces provinces'. Mais le pont d'Alcantara* et celui de Chaves* montrent d'une manière encore plus éclatante de quelle prospérité jouissait alors le pays, puisqu'ils ont été élevés, en d^ors du parcours des

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