‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 205 sur 327 · Henzen, n* 6857 a · texte numérisé non relu

Henzen, n* 6857 a

Quietus se firent en automne. Comme récompense de ses a^rvices, ce brave ofScier obtint rentrée au Sénat avec le rang d'ancien préteur, et fut désigné consul pour l'année suivante^ Trajan revint passer l'hiver à Ântioche, où il entra en grande pompe, couronné d'olivier, le 7 janvier 115*.

Campagne de Van 115. — Conquête de la Mésopotamie.

Le texte de Xiphilin devient ici tellement court et même vague, qu'on ne peut émettre que des conjectures sur les événements de cette campagne et l'ordre dans lequel ils se suivirent. Trajan se rendit d'abord dans l'Osrhoène, dont le roi Âbgare ofirait depuis longtemps sa soumission, et dont les ambassades avaient été éconduites. Il consentait à céder à Rome la souveraineté qu'il tenait de Chosroès et qu'il lui avait payée d'une grande somme d'argent. Comme l'empereur allait entrer dans Edesse, il rencontra le phylarque qui venait à sa rencontre, renouvelant sa soumission et accompagnant cet hommage de présents considérables. C'étaient deux cent cinquante chevaux, avec les armures pour chaque cheval et le cavalier qui le monterait, et soixante mille flèches. Avec un désintéressement assez fastueux, Trajan n'accepta que trois armures, à titre de curiosités, et dit au phylarque de garda* le reste. Mais Abgare tenait en réserve un moyen de succès infaillible. Il connaissait les penchants du vainqueur de l'Ar* ménie, et il s'était fait accompagner de son fils Arbandès, jeune, bien fiait, et dans toute la fleur de sa beauté. Arbandès plut à Trajan, qui le combla de caresses, et traita le père avec une douceur dont cette guerre n'ofire pas un autre exemple et dont la raison est facile à pénétrer^.

On passa quelques jours en fêtes et en banquets ^, puis la campagne commença, sur le conseil même d' Abgare*, par l'in-

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