‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 204 sur 327 · Dion., LXVill, 21 : ^poupàç èv éir(xa(potc xaraXiirdv · texte numérisé non relu

Dion., LXVill, 21 : ^poupàç èv éir(xa(potc xaraXiirdv

3. Procop., De Aedific,, 111, 4. Cf. Tacit, Ann. XV, 26, 27. Plutarch., LucuU., 32. Sext. Rufus, De VictorUs, 15.

4. Procop., Bell, Goihic,, IV. 2. Aéfovai i^àv o^ (ôc xatà touc Tpalovoû toO Pa>|jLauav oeuTOxpàtopoc XP^^^^^ xoràXoYOt 'Pa>|ia(iDv orpaTtAdrûv ivToÂOa te xal (i^pi iç AdCovc xal Locviyaç tSpuvro.

5. Themistius orat., XVI, de Saiumino ad Theodos (éd. Harduin, p. 205).

6. Tacit, Annal,, XIV, 23. Anquetil Duperron, Mém. de FAcad. des B, Lettres, XLV, p. 143. Ces conquêtes de Lusius Quietus ont peut^tre servi de base à la tradition suivant laquelle Trajan aurait poussé ses conquêtes jusque dans la Grande Tartarie (v. Nicolas Costin dans Noiiem et Extraits des Manuscrits, XI, p. 331). Lusius a pu traverser TAraze prés de sa source, aux environs d*Brzeroum, comme Kinneir, dans son voyage (trad. Il, p. 127).

7. Telles que la position nommée Castra Maurorum (Ammien, XXV, 7).

Or Singara (auj. Sindjar) est une position de premier ordre, qui doiàine la route d*Or£a à Mossoul, et sans laquelle on n*est jamais assuré de posséder la Mésopotamie ^

En consultant une carte de ce pays, on sera tenté, au premier abord, de juger sévèrement le coup de main de Lusius sur Singara. Il se jetait au milieu de tribus non soumises, et ne ppuvait recevoir aucun secours de Trajan, dont l'armée n'avait pas encore franchi l'Euphrate. Mais une connaissance plus détaillée des lieux fait comprendre comment l'occupation de ce poste se rattachait aux opérations ultérieures, et montre que l'imprudence n'est qu'apparente. La chaîne du Sindjar est une forteresse naturdle presque imprenable et toujours bien approvisionnée par la nature, ce qui a permis aux Yézidis qui l'habitent de défier ju^ qu'ici les efforts des pachas qui ont essayé de les réduire. « Ils « habitent, dit Kiilneir*, des villages ou plutôt des cavernes « souterraines pratiquées dans le flanc des montagnes. Le sol « qu'ils cultivent est assez fertile pour les mettre en état de se « passer du blé de leurs voisins. Leurs montagnes abondent en « sources et en pâturages : leurs chevaux sont excellents. » D'après cela, il avait fallu autant de hardiesse que de bonheur pour s'emparer de la position, mais une fois qu'on en était maître, quelques hommes déterminés et industrieux suffisaient à la garder et pouvaient attendre, en parfaite sécurité, l'arrivée du reste des troupes.

La conquête de la Médie et celle de Singara valurent à Trajan sa huitième et sa neuvième salutation impériale'. Sur un diplôme militaire du 31 août 114, il ne porte encore que la septième*, reçue à Elegia, ce qui prouve que son' séjour en Arménie prit la plus grande partie de l'année , et que les opérations de

1. C'est sans doute dans le récit de la campagne de Lusius Quietus qu*Arrien mentionnait : Aipxval, ir6Xic £up(ac, raie 'Arpaïc ytix>tiéJi^oiwja. napOtxûv èvvdT(|}, identique avec la Ai6d de Polybe (V, 51), comme Ta conjecturé Gh. Millier. Liba était située entre f^isibe et le Tigre. Enfin c'est encore à la guerre d'Arménie que se réfèrent ces mots d'Eutrope (VIII, 3) : « très provincias fecit [TrajanusJ... cum lis gentibus quae Madenam c attingunt i car la Madéne était une fertile province de l'Arménie (Seit Rufus, de Victoriis, c. 15).

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