‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 209 sur 327 · Dion, LXVIII, 23. Extrait par Suidas au mot icpo<ix6in0v · texte numérisé non relu

Dion, LXVIII, 23. Extrait par Suidas au mot icpo<ix6in0v

2. Les légions de Syrie n'avaient pas fait campagne depuis la prise de Jérugalem, en 70.

3. Il n'a encore que la neuvième dans l'inscription de Tare d*ADCdoe (notre n* 78) érigé en 115. La onzième se trouve dans rinscription du pont du Métaure (notre n* 79) construit la même année.

4. Ammien Marcellin, XIV, 8. Hanc [Arabiam] provinciae imposito nomine rectoreque attributo, obtemperare legibus nostris Tr^janus compulit imperator, incolarum tumore saepe contuso, cum glorioso Marte Mediam urgeret et Partbos.

passage de troupes^ Or 4>dXYa ou 4>iXt-)f<x se trouvait, suivant les Stathmes Parthiques d'Isidore, au voisinage immédiat de Nabagath, et au confluent du Chaboras et de TEuphrate'. Au livre Xr, Arrien parlait de Noapîix sur l'Euphrate^. Cette ville, très-importante et habitée par de nombreux israéiites, ne pouvait être nommée ici à propos de la révolte des Juifs de Mésopotamie, qui eut lieu en 116 ou 117 et n'était, dès lors, racontée qu'à la fin des ïlapôixi, au XVP ou au XVIP livre. Au livre XIIP enfin, Arrien parle encore d'une satrapie baignée par l'Euphrate^

D'autre part nous allons voir Trajan naviguer sur le golfe Persique avec une escadre de cinquante navires. Où les auraitil pris? Quand Alexandre projeta une expédition maritime en Arabie*, il fit construire sa flotte partie en Syrie (les navires démontés avaient été transportés par pièces à Thapsaque), partie autour de Babylone, avec les cyprès qui entouraient la ville. Mais ces cyprès n'existaient déjà plus du temps de Strabon, qui dit que les Babyloniens employaient le palmier dans leurs constructions, faute de tout autre bois. Ce n'est donc pas à Babylone que Trajan trouva les éléments de la flotte dont il avait l)esoin. Tout porte à croire que ce fut en Syrie, et que les passages cités d' Arrien se réfèrent au voyage de cette flotte le long de TEuphrate *.

Enfin la campagne de Julien chez les Perses jette quelque jour sur la guerre parthique de Trajan. Or Julien opérait avec deux armées ; la plus considérable, à la tête de laquelle il se plaça, descendit le cours de l'Euphrate ; la deuxième, sous les ordres de Procope et de Sébastien , devait traverser la Mésopotamie an nord et rejoindre le corps principal à Ctésiphon^. Cette deuxième armée ne se trouva pas au rendez-vous. Je pense que ces deux attaques convergentes sur la capitale de l'Assyrie se

2. Isid., Staihm. Parih. éd. Didot, p. 248. C'est là que Dioclétien fonda plus tard Gircësium.

3. Ndafte, ic6Xtc ZupCotc irp6ç tcJ^ EO^pàtig, (S>ç Xppiav6c IlapOtxc&v iv8txdTC|>.

4. XaCnvif). 11 y a ici une erreur de copiste, car suivant Strabon la XaCnw^ était au delà du Tigre, dans le voisinage d'Arbôles.

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