‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 211 sur 327 · Que Dion, LXVJU, 24, appeUe xefomvoC · texte numérisé non relu

Que Dion, LXVJU, 24, appeUe xefomvoC

4. Malalas, 1. 1. C'est ici qu'il convient de discuter les renseignements chronologiques fournis par Malalas. Dans le chapitre de sa Chranogra' phie consacré à la guerre Parthique, il a donné quatre dates :

p. 270. Tpatavàç... éice^rpàteuce tÇ tp' iTttti|(pa(nX6(a«ecOToOé|eX6àivitôrr'dMv

|ii|¥l àiKXùêçitf T^i xat ^Tcep^eperai^ àxà *Pco|fcTK ibid. xaTéçOoiaev év ZeXevxcCq^ t^c SvpCac |i.tivI &3ceXXatC|> xH^ liai ttngySçU^ p. 272. eloiSXOev év 'Avxioxe^ Ti); ZupCoç |i.Yivl a08T)va({{> TÎp xai CavouofCy êSBéfiS^

f)(iip<f e' ^iiepiv^ 8* p. 275. licaOev 'Avriôxeia icdOoc |iTiv( àireXXa((f> T(p xal Sexsfi^C^ vf, ftf^çtf a',

yjBxé àXcxTpudva, itovc xP^M^'^^Covtoc pÇS' xaxà toùç oc&toùc )kvrioxtKt (Utà it

P îxii x^ icocpouff(otc Toû OstordTOv ^aaikita^ TpoUovsv ti^c hd tiSv &vavoXiiiv.

Gomme il a été établi plus haut, la date i6' (— XII) de la page 270 est fausse. U faut la changer en iç', seule indication qui convienne à Tan 113. Il y a ici une faute de copie évidente, sur laquelle tout le monde est d'accord.

Il n'y a aucune observation à faire sur la dernière indication de la même page.

Celles des pages 272 et 275 sont liées. Voici comment L'an 164 d'Antioche commença & l'automne de 115 ap. J.-G. L'indication de l'année est donc exacte, et elle répond bien au consulat de M, Vergilianui Pedo, comme l'exige le récit de Dion. Mais le 13 décembre 115 fut un Jeudi et non un dimanche. U est vrai que Pagi (ap. Baron., Annal. Euk^^ ad. a. 117) a proposé de lire xy' au lieu de if , le 23 au lieu du 13. MaiaMk GuV schmid a fait sur ce point une remarque trés-ingénieuse (dans Qierauer, p. 156) et qui nous semble décisive. Malalas, dans les documents païens qu'il avait sous les yeux» ne trouvait que le quantième des mois syriens. Il a voulu y ajouter le rang des jours de la semaine, pour donner plus de précision à son récit, et il s'est trompé dans les calculs que nteas* sitait cette addition, ou en consultant les tables de concordance qu'il possédait. Justement, le 7 janvier 115 est un dimanche, et le 13 ûAcempre de la même année un jeudi. On voit qu'une simple interversion dans les chifCres qui indiquent les jours rétablit les faîl% sans qu'il qoit

dàrent avec une rapidité étourdissante. C'étaient des oscillations yertioales qui ébranlaient les édifices les plus solides et poussaient les autres hors de terre. Le fracas de leur chute, les débris qu'en s'écroulant ils projetaient de tous les côtés, un nuage de poussière remplissant les rues et les places, causaient un eSroi et un désordre indicibles. On ne pouvait, selon les paroles de Dion, ni se voir, ni se parler, ni s'entendre. Comme le fléau se fit sentir pendant plusieurs jours, il fut impossible de porter secours aux malheureux ensevelis sous les décombres de leurs maisons, et lorsqu'enfln ceux qui s'étaient dérobés par la fuite à une mort certaine risquèrent leurs premiers pas sur le sol raffermi, on ne rotrouva vivants qu'une femme qui allaitait un enfant et un autre enfant attaché, dit-on, au sein de sa mère déjà morte.

Trajan courut les plus grands dangers : il allait être écrasé sous les ruines du palais qu'il habitait lorsqu'un personnage de taille surhumaine vint, à ce que l'on raconta, l'arracher à ce lieu foneste et, le faisant passer par une fenêtre, le porter au milieu du cirque, dans un vaste espace découvert où il put attendre en sécurité le raffermissement du sol. Mais dans le cirque même» Trajan et les siens étaient à peine rassurés, tant le mont Casius

nécessaire de changer les chiffres, et nous donne en môme temps la date de la rentrée de Trajan à Antioche au commencement de Tannée 115. il y \int.donc trois fois : 1* au début de la guerre. C'est alors qu'il fit une offirande à Jupiter Kasios; V après la campagne d'Arménie; 3* après la campaffne de Mésopotamie) et c'eat alors qu'eut lieu le tremblement de terre. Les souvenirs qu'il avait laissés dans cette ville, et autour desquels, se formèrent plusieurs légendes rapportées par Malalas, s'expliqueraient mal, en effet, si on n'admet point qu*il y passa un temps assez long.

Bokhel {Doetrina, VI, p. 453), Borgheei (Œuv., V, p. ttj, No^l des Vergers [Oomptet'Rendus de VAcad. des Ifucript iS66, p. S5), placent la catas* trophe au commencement de Tannée 1 15. Pourtant le témoignage si précis de Malalas est confirmé par une chronologie grecque publiée par Sealiger (v. Pagi dans Baronius^ An, EccL an. 117) qui rapporte le tremblement de terre à la 3* année de la 223* olympiade, laquelle oourt de iuillet 115 à Juillet 116. Eckhel dit que ces sortes de chronologies offrent peu de garanties. Cependant elles sont quelquefois exactes, et quand elles se trouvent, comme ici, corroborées par d'autres documents, il n'est pas permis de les rejeter. Gomme Dion rapporte que le consul Pedon faillit ètro vietime de la catastrophe (et non qu'il en fui victime oomme le dHH« des Vergers 1. 0.)^ et que ce personnage^ consul ordinaire, fat en Gliarge au commencement de Tannée, on veut que le tremblement de terre ait eu lieu pendant sa magistrature. Mais au contraire, puisque SaAoA> était à Antioche, c'est qu'il n'était plus en fonction : pendant L'exercice de sa charge il ne pouvait quitter Rome. M. Dierauer (p* 167) adopte avec raison la date donnée par Malalas.

semblait vacillant et prêt à tomber sur la ville pour en achever la ruine. Le pays fut complètement bouleverâé : des collines s'affaissèrent ; des cours d'eau s'engouffrèrent dans le sol, d'autres jaillirent tout à coup à la surface de la terrée L'empereur en fut quitte pour quelques contusions légères. Mais sa pi^noe avait amené en Syrie une foule d'étrangers, et cette circonstance augmenta le nombre des victimes. Beaucoup de sénateurs et d'hommes politiques avaient reçu l'ordre ou obtenu la permission de venir à Antioche conférer avec lui des affaires générales; les députations des villes s'y étaient rendues pour le féliciter de ses victoires , enfin de simples curieux y affluaient, en grand nombre, de tous les points de l'empire. Au lieu des fêtes projetées pour la célébration de tant de victoires , on n'y trouva qu'une catastrophe terrible, qui jetait le deuil dans toutes les parties du monde romain.

Avant de reprendre ses opérations militaires, Trajan voulut soulager les maux qu'il laissait derrière lui. Il ordonna la réparation d'un très-grand nombre d'édifices et fit reconstruire somptueusement ceux qui n'existaient plus^.

Campagne de Van 116. — Conquête de V Assyrie. —

Révolte des Juifs.

Au printemps, Trajan reprit ses opérations et se disposa à envahir l'Assyrie proprement dite ou Adiabène, située au delà du Tigre. Il se dirigea vers Nisibe. Les ordres qu'il avait donnés pour la construction de bateaux qui permissent à l'armée de franchir le fleuve avaient été exécutés'. Ces bateaux, probablement décomposés en plusieurs pièces, furent transportés sur des chariots jusqu'au bord du Tigre, remontés sur place, et l'établissement du pont conunença. Les habitants du pays, stupéfaits de

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