Eusébe, HiiL ecclés., IV, 2. P. Orose, VII
3. Aci„ VI, 9, XI, 20, XIII, 1. Joseph. Ant Jud., XIV, 7, 2, Adv, Ap., II, 4.
4. Sur les mauvaises dispositions des habitants d'Antioche envers les Juifs, V. Joseph.. J5. Jud., VIL 5, 2.
5. On ne saurait déterminer avec une grande précision le moment où les Juifs commencèrent à se soulever, non plus que la date de leur répression définitive. M. Dierauer p. 183 place en Tan 117 toute cette insurrection juive, parce qu'on en lit le récit dans Xiphilin, après celui du siège d'Atra, siège qui eut lieu certainement en 117, puisqu'il forme un épisode de la retraite de Trajan. Mais Tabréviateur a pu faire quelque transposition dans le texte de Dion, et il ne semble pas permis de s'écarter des indications précises d'Busébe Hisi Eccl. IV. 2 ffi-n yàOnt xoO
aÙToxpdxopo; elç iviaur^ ^TomaiSéxaTov IXauvovTOc a50(< 1ov8aCidv xCv*}9tç iicQtvaaTôûTa, et plus loin ic^ iiciovri êvtauTc^ icôXe|Aov où (&ixp6v owij^acv. La xviii* année de Trajan correspond à Tan 115 après J.-G. : c'est donc l'année suivante que la guerre aurait pris tout son développement. M. Oraets Cesch, der Juden 2* édit. IV p. 125 place cette insurrection dans l'automne de 116 et l'hiver (premiers mois) de 117. 11 resterait encore à répartir entre ces deux années le petit nombre des faits relatifs à l'insurrection que nous connaissons. Il parait naturel d'admettre que la terrible répression de Quietus eut lieu en 117 : d'une part elle mit fin à la révolte, et de l'autre elle se rattache aux dernières opérations
avait eu lieu le dernier soulèTement de ce malheureux peuple S après la prise de la yille sainte. La province, étant sénatoriale, ne renfermait pas de troupes, ce qui permit au chef des rebelles, Lucuas, d^obtenir d'abord de rapides succès'. Le mouvement se combinait avec une révolte des Juifs d'Egypte, et là encore les insurgés exécutèrent si bien le plan convenu, qu'en un instant ils furent maîtres de tout le pays depuis Thèbes jusqu'à la mer, à l'exception d'Alexandrie. Ils n'avaient point oublié le premier Romain qui viola leur sanctuaire et pénétra armé dans le Saint des Saints : ils détruisirent un petit temple consacré par Jules, César à Némésis, à l'endroit même où Pompée avait été mis à mort, et ils s'y retranchèrent. Appien ^ ne parle de cette prise de possession que comme d'une nécessité de la défense, mais j'imagine que la haine très-naturelle des Juifs pour Pompée entra pour quelque chose dans le choix de cette espèce de forteresse. Ils prcnnenèrent la dévastation et la mort dans la province entière; de tous côtés, on fuyait devant leur farouche et implacable vengeance : un fragment d' Appien, récemment découvert^, peint vivement la tireur qu'ils inspiraient. Dion^ rapporte avec une exagération évidente les atrocités qu'ils commirent, mais cette exagération même est une preuve de l'efiBroi partout ressenti. Le préfet d'Egypte, Rutilius Lupus, n'ayant pris, au début de la rébellion, aucune mesure conservatrice, se trouvait complètement débordé, et enfermé dans Alexandrie. H est vrai que les habitants de cette ville immense, dont le nombre s'était encore accru de tous les fugitifs des environs, s'étaient débarrassés par un massacre de tous les Juifs restés dans ses murs*. Mais les communications avec l'extérieur étaient tou-
mUilaires des Romains en Mésopotamie, avant que Trajan reprit le chemin de Rome.