‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 219 sur 327 · Spart., HadT,y · texte numérisé non relu

Spart., HadT,y

3. Euseb. I. 1. dit qa*il en tua c beaucoup de myriades i «oXX^ ituptA^oc. Le massacre en Egypte fut tel que suivant les traditions rabbiniques le sang traversait la mer et allait jusqu^à Chypre. Derenbourg, p. 411.

4. Dion., LXVIII, 32. Oros., VU, 12. Les Juifs étaient très-nombreux à Chypre. AcU, XIII, 4. Joseph., A'M. Jud,, XIII, 11, 4, XVII, 12, 1, %, Phii. leg. ad. Caium, i 36.

5. Les Juifs étaient nombreux dans les pays soumis aux Arsacides; ils y vivaient tranquilles et considérés. L'intérêt politique, au moins autant que le sentiment religieux, les arma pour venger leurs maîtres de la veille.

et s'étaient mises en état de défense. Il fedlait les assiéger une k une, et agir sur tous les points à la fois. Comme aux beaux temps de la République, on vit les Romains déployer les qualités supérieures par lesquelles ils se sauvaient au moment où ils semblaient le plus abattus. L'obéissance des soldats, Tintelligence des officiers, la résolution du commandant en chef, les tirèrent de cette position désespérée. Lusius Quietus fut nommé gouYemeur de la Mésopotamie et rétablit l'autorité impériale, non sans de grands et sanglants efforts. Il assiégea Edesse et l'incendia, il reprit Nisibe*, enfin, ayant en secret rassemblé des forces considérables, il vainquit complètement les Juifs mésopotamiens, et mit fin au soulèvement gigantesque qu'ils avaient tenté '.

Séleucie s'était également soulevée contre les Romains. Elle fut, dit Dion *, prise et incendiée par les légats Erucius Clarus et Julius Alexander. Ces personnages étaient évidemment légats légionnaires. Ainsi, deux légions au moins furent employées à la réduction d'une seule ville, ce qui donne une idée de la résistance désespérée qu'opposa l'insurrection et des forces qu'elle avait mises en mouvement. Les Romains ne furent même pas heureux dans toutes les rencontres, puisque l'histoire mentionne, sans détails, malheureusement la mort du consulaire Maximus^.

1. Dion, LXVIII, 30. D*aprè8 la chronique de Denys de Thelmar, citée par Langlois {Numitm, de tanci&nne Arménie, p. 53), il y eut un changement de règne en Osrhoône l'an 116. Le nouveau souverain était moins bien disposé pour Trajan qu'Âhgare.

2. La terrible énergie qu'il déploya frappa tellement les vaincus que toute la guerre juive, sous Trajan, fut plus tard appelée f guerre de Quietus 1 PoUmos Sehel Quieios. (Derenbourg p. 404). La question de savoir si Tinsurrection s'étendit à la Palestine est très-controversée parmi les hébraïsants. M. Derenbourg et M. Renan se sont prononcés pour la négative, en raison du silence gardé sur ce point par Dion, Busèbe et Orose. M. Graetz admet au contraire que la Terre-Sainte fut, sous Triyan, le théâtre d'une lutte entre Romains et Juifs. Le passage de Spartien {Badr. 5) c Lycia ac Palaestina rebelles animes efferebant » appuie cette manière de voir, que M. Dierauer a adoptée. Mais ce passage, dans lequel il faut changer Lifcia en libya, ne saurait prévaloir contre Dion et Euséhe. Dans le même ordre d'idées, M. Volkmar Bhi' leihtng in die Apocryphen a soutenu que le livre de Judith est un récit poétique de la campagne de Quietus en Palestine; cette opinion est abandonnée aujourd'hui.

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