Dion, LXVlll, 3a
4. Fronton {Prineipia hiitariaey p. 209, éd. Naber) donne au personnage ainsi appelé par Dion un nom presque complètement effeu^é dans le manuscrit, mais terminé en eer.
C'était probablement le prédécesseur de Lusius Quietus, dans le gouvernement de la Mésopotamie.
Ce n'était pas seulement un ensemble de révoltes locales que les Romains avaient à réprimer : il ne s'agissait de rien moins que d'une guerre à recommencer contre les Parthes. Sanatrucius, roi d'un pays où Trajan n'avait pas encore porté ses armes, fut mis à la tête des forces nationales, et bientôt son cousin-germain Parthemaspatès, fils du roi d'Arménie dépossédé Exedarès, lui apporta le secours de sa personne et d'une puissante armées On voit que le danger croissait rapidement pour Rome, mais Trajan le conjura en alliant heureusement la diplomatie à la guerre. S'apercevant que les Parthes étaient, comme Ta écrit Tacite, aussi prompts à regretter leurs rois qu'à les trahir', il jugea vite qu'il ne sauverait une partie de ses conquêtes qu'en sacri-* fiant l'autre.
X^a reprise de Séleucie, de Nisibe et d'Ëdesse le remettait ea possession de la Mésopotamie ; il pensa que cette province, joint» à l'Arménie, constituait un accroissement de territoire suffisant pour sa gloire et qu'on pouvait rétablir un royaume Parthe, ea lui donnant le Tigre pour limite occidentale '. Quelques dissentiments étaient survenus entre Sanatrucius et Parthemaspatès : l'empereur en fut informé et se hâta d'en profiter. Il ofirit le trône à Parthemaspatès, qui accepta, en trahissant son cousin et ses soldats. Sanatrucius, obligé de fuir devant les Romains, fut pris au moment où il leur échappait et mis à mort. Trajan écrivit alors au Sénat : « Qu'il était impossible de tenir assujéties des régions immenses, si éloignées de Rome, qu'il semblait préférable d'en faire un royaume dépendant de l'empire, dont le souverain recevrait l'investiture de l'empereur, et qui serait maintenu par la reconnaissance, l'intérêt ou la crainte. » Le Sénat répondit, aveo une docile déférence, que l'empereur était le meilleur juge des intérêts de Rome, et qu'il agît de la manière qui lui paraîtrait la
1. Fragment d'Arrien, dans Malalas, p. 274, reproduit par Gh. Mûller comme ayant fait partie des PartMca (Fr. Hist, Gr,, ni, p. 590). Ce Sanatrucius était fils d*un roi liithridate (Meerdotes dans Malaiai)
' dont on a des monnaies. V. de Longpérier, Mém. sur la chron. des Arsm^ cides p. 140. — Au lieu d'Bxedarès, on lit dans Malalas : Osdroes; sur cette différence d'orthographe, v. de Longpérier ibid,