Lamprid., Alex. Sev
3. Gapitolin, Macrin, Le livre de Junius Gordus contenait des détails trés-minutieux,
4. Ammien, XXI ult. Haec, a principatu Nervae exorsus usque ad Valentis interitum pro virium explieavi mensura.
5. Voy. sur cette question M. ^ger, Examen des Historiens d'Auguste, p. 283.
tropeS deux chapitres d'Aurelius Victor*, un de PaulOrose*, quelques lignes dans la Chronique de saint Jérôme^, des faits détachés , des aUusions , des observations incidentes que Ton recueille ça et là dans une vingtaine d'auteurs, voilà les matériaux rares et mutilés dont nous disposons pour retracer les actions et le caractère d'un des meilleurs princes qui aient vécu. Le Panégyrique prononcé par Pline le Jeune, puis refait par lui-même en forme de livre, offre il est vrai d'utQes secours, aussi bien que la correspondance laissée par cet écrivain célèbre : mais on éi)rouve de sérieuses difficultés à dégager la vérité historique de l'amplification oratoire ^, et les Lettres font allusion à plusieurs faits que nous ne pouvons plus ni bien comprendre, ni convenablement classer.
Le Nain de Tillemont a recueilli et rapproché tous les textes avec une patience qui n'a jamais été surpassée et qui n'a plus besoin d'éloges ; non-seulement il a tiré tout le parti possible de ces maigres ressources, mais il a senti comment l'historien devait les mettre en œuvre, et de quel côté on trouverait les moyens de remédier à leur insuffisance et à leur désordre. En effet, les brèves indications des auteurs que nous avons énumèrés ne se trouvent pas même disposées chronologiquement : pour les replacer dans leur ordre primitif, et tirer quelques conséquences de leur succession, il faut recourir aux médailles et aux inscriptions. Malheureusement, au dix-septième siècle, ni la numismatique ni l'épigraphie n'avaient encore été soumises à la critique : on alléguait, à l'appui d'opinions historiques, des pièces publiées par Occo, Goltz ou Mezzabarba , et qui n'ont jamais existé que dans l'imagination ou la crédulité de ces auteurs ^; on acceptait comme authentiques toutes les inscriptions publiées par Gruter ; les fastes consulaires n'étaient pas établis correctement. Il en