Deiambre, Histoire de V Astronomie ancienne
7. Biot, Journal des Savants, 1849, p. 247. Il faut remarquer d'ailleurs que ces artifices se trouvent déjà consignés dans le irepl SCoircpoç d'Héron, composé un siècle avant notre ère. Th.-H. Martin, Recherches sur Héron, 163-176.
marques dans les recherches hydrodynamiques de Frontin *. Enfin Tart militaire eut aussi ses traités didactiques *.
La partie de l'ouvrage de Théon consacrée à Y Astronomie n'offre que des vues spéculatives qui ont peu servi au progrès de la science^. On cite des observations astronomiques faites par Ménèlaus, la première année du règne de Trajan^ Peut-être Agrippa de Bithynie ^ vivait-il encore, peut-être aussi le Théon dont Ptolémée relate quatre observations faites sous Adrien ® avaitil commencé ses investigations dans le ciel. Mais la création de la Géographie Mathématique, la plus belle application de l'astronomie, appartient bien au règne de Trajan. Hipparque avait senti la nécessité de rattacher la géographie à l'astronomie, et montré comment l'observation du ciel permettait de fixer la position des lieux sur la terre. Il mesura, dans quelques villes, la hauteur du pôle au-dessus de l'horizon "'j égale à la latitude, et il expliqua comment on pouvait déterminer les longitudes par l'observation des éclipses de lune *, mais ni lui ni ses successeurs ne songèrent à utiliser ces vues fécondes. Personne ne recueillit les éléments constitutifs d'une bonne carte du monde connu avant Marin de Tyr, prédécesseur immédiat de Ptolémée, qui vécut à la fin du premier siècle ou au commencement du deuxième. Ce géographe s'attacha à donner la position de chaque lieu par sa latitude et sa longitude. Les observations directes étant presque toujours impossibles dans ce temps-là ®, Marin compulsa tout ce que les anciens géographes avaient écrit. Il y joignit la lecture d'un grand nombre de relations de voyages anciennes et modernes, discuta toutes les valeurs numériques qu'il en dédui-
1. Bossu t, Traité d'Hydrodynamique, dise, préliminaire, pp. iv et v. c On lui doit (à Frontin) les premières notions de la théorie du mouvement des fluides, i Dans Tart de conduire les eaux il fit • des observations vraies, > bien qu'on ne trouve aucune précision géométrique dans ses résultats, et qu'il ait ignoré la loi des vitesses.