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' 4. Ed. Scbœnc, p. 163, 165.
5. Burnouf a levé plusieurs de ces difflcultés dans le commentaire joint à sa traduction du Panégyrique.
6. Le désir de compléter Tbistoire de Trajan poussa les faussaires à fabriquer beaucoup de médailles : c Vêtus est querela vix allum esse imperatorem cujus numi plures adulterini circumferantur. i Bkchel> Doctrina numoram veterum, VI, p. 463.
résulte que les trente notes jointes par Tillemont au règne de Trajan, et qui sont autant de dissertations chronologiques, n'offrent plus aucune valeur.
La question fut considérablement améliorée par Eckhel : dans l'admirable Boctrina numorum veteru^n , le chapitre consacré aux monnaies de Trajan est un de ceux où la science solide et la pénétrante sagacité du fondateur de la numismatique se révèlent avec le plus d'éclat. On y sent qu'avant d'aborder cette branche de l'archéologie et d'en faire l'objet définitifde ses études, Eckhel s'était approprié toutes les autres parties de l'antiquité , et on voit comment les progrès qu'il a réalisés dans le champ de ses recherches particulières ont réagi sur l'ensemble de l'histoire ancienne, et lui ont donné plus de consistance et de précision.
Quelque temps auparavant, J.-Aug. Bach avait recueilli dans un travail spécial * tous les passages du Digeste qui mentionnent soit des édits de Trajan, soit des lois ou des sénatus-consultes datant de son règne : chapitre important que Tillemont avait laissé de côté. En 1793, Mannert^, et l'année suivante EngeP, élucidèrent l'histoire des guerres Daciques. Dès 1747, Muratori avait commenté les tables alimentaires de V elléia. Sur les bases judicieusement posées par Eckhel, et en s'aidant des travaux publiés au dix-huitième siècle, Henri Francke a composé depuis une histoire de Trajan qu'on lit encore avec profit, bien qu'elle ofire beaucoup de développements inutiles et qu'elle soit arriérée sur plusieurs points *,
C'est seulement dans notre siècle, en effet, que l'épigraphie , sous les auspices de Marini et de Borghesi , est entrée dans une voie de progrès chaque jour plus féconde et plus rapide. Au moyen des inscriptions, heureusement abondantes, du règne de Trajan^, on a découvert ou rectifié nombre de détails. D'un
1. Dims TrajanuSf sive de legibus Trajani imperatoris. Lipsiae, 1747, in-8-.
2. Res Trajani imper atoris ad Danubium gestae, Norimbergae, 1793, in-8*.
3. Commeniatio de eoppeditionibus Trajani ad Danubium. VindobODae, 1794, in- 12. — En 1792, TÂcadémie de Gœttingue avait mis la question au concours; Mannert obtint le prix et Engei Taccessit.
4. Zur Geschichie Trajan's und seiner Zeitgenossen. Gustrow, 1837, in-8» 740 pages. *
5. Le nom de Trajan était si souvent gravé sur les monuments qu*on
autre côté, les progrès de l'archéologie monumentale permettent de mieux sentir la valeur des œuvres d'art contemporaines. Il m'a semblé utile de fondre, dans une étude d'ensemble, les faits déjà connus et les notions nouvellement acquises à la science.
Pendant que je réunissais les éléments de ce travail , deux monographies d'une grande valeur ont paru sur le même sujet. L'une est consacrée à l'histoire et à la correspondance de Pline le Jeune. M. Mommsen * a pu rétablir en partie l'ordre chronologique des lettres célèbres qui composent ce recueil : la plupart des personnages auxquels elles sont adressées, ou qui s'y trouvent nommés, étaient des hommes politiques dont les monuments épigraphiques nous font connaître la carrière administrative*. De tous ces monuments , le plus intéressant est sans doute l'inscription funéraire de Pline lui-même, que M. Mommsen a restituée. Elle jette une grande lumière sur un certain nombre de lettres et permet de reconstituer d'une manière très-satisfaisante la biographie de l'écrivain. Ainsi cet opuscule doit remplacer, dès aujourd'hui, la vie de Pline écrite par /. Masson en 1709, avec une extrême diligence et une science remarquable pour l'époque, mais arriérée maintenant. On admire , dans ce Mémoire de M. Mommsen, la connaissance approfondie et minutieuse des plus petits détails et l'art de concentrer méthodiquement sur les divers points à élucider toutes les ressources que la plus riche érudition peut fournir.
La deuxième des monographies dont j'ai parlé, beaucoup plus considérable en étendue que la première, est un livre de M. J. Dierauer, intitulé Recherches pour servir à une histoire critique de Trajan^. L'auteur est parfaitement au courant des travaux les plus récents : il a fait l'usage le plus judicieux des sources. Un très-petit nombre de points ont échappé à sa vigilance.
avait surnommé cet empereur la pariétaire. Ammien, XVIII, 3. Cf. Victor^ Epiiome, 41.