‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 43 sur 327 · Spart., Hadr · texte numérisé non relu

Spart., Hadr

4. Mommsen (Etude, etc., p. 10) et M. Dierauer (p. 16) adoptent la deuxième hypothèse.

5. Cette cérémonie s'appelait nuncupatio votorum. Voy. Tite-Live, XXI, 63, XLl, 27, XLII, 49. Festus v nuncupata : c Vota nuncupata dicuntur quae consules, praetores, quum in provinciam profiscuntur, faciunt. »

6. En 374 de K. (380 av. J.-G.) T. Quinctius rapporta de Préneste à Rome une statue de Jupiter Imperator qui fut consacrée dans le Capitole (T. Liv., VI, 19). Elle dut périr dans rincendie de 671, et celle qu'on voyait du temps de Trajan n'était qu'une restitution. Cicéron (Venin, JV, 57) dit, à tort, que cette statue fut rapportée de Macédoine par Fiamininus, et il compare cette divinité au Zeuc OOpioc des Grecs (simulacrum Jovis Imporatorls, quem Graeci Oûpiov nominant), ce qui doit s'entendre do ce que leurs représentations offraient même attitude, même costume, mêmes attributs. Malheureusement nous n'avons aucune image de Zcvc OOpioc ni do Jupiter Imperator, Les médailles où Ton a cru voir le nom de ce dernier sont fausses ou mai lues (Voy. 0. Jahn, Areh. Àufsaeiie, p. 33. 11 explique Terreur de Cicéron).

Après rélévation de Trajan au rang suprême , on se souvint de cette exclamation à double sens, et on l'interpréta comme l'expression anticipée du vœu public ^

Le Panégyrique de Pline, unique et précieux guide pour l'histoire des premières années de Trajan , nous apprend que le général n'eut à livrer aucune bataille, son nom seul ayant effrayé les barbares et mis fin à leurs déprédations. A la tête de ses troupes, il parcourait les bords déserts du fleuve, souhaitant vivement des combats où il était sûr de vaincre , mais ne provoquant point l'ennemi pour ne pas acheter sa gloire au prix du sang de ses soldats.

Il avait atteint l'âge de quarante-cinq ans, et aucune pensée ambitieuse n'était venue le troubler dans l'accomplissement lent et régulier de ses devoirs obscurs, lorsqu'il apprit qu'il était adopté par l'empereur régnant, et associé à sa puissance.

A la mort de Domitien (18 septembre 96), Nerva se vit acclamer par Rome entière , moins les prétoriens, qui, aussi bien que l'armée, regrettaient ce tyran prodigue seulement pour les soldats *. Les violentes représailles exercées par le sénat sur la mémoire, les monuments et le corps même de celui qu'on ne craignait plus, les indignèrent et ils l'auraient vengé sans tarder s'ils avaient trouvé des chefs ^; mais un de leurs conunandants , Petronius Secundus, avait lui-même pris part à la conjuration. L'année suivante, Nerva , inspiré par une équité poussée jusqu'à l'imprudence, nommait à la préfecture du prétoire Casperius Aelianus, une première fois revêtu de cet office sous Domitien. Fidèle au souvenir du dernier empereur, comme tous les hommes placés sous ses ordres, Aelianus vint à leur tête demander à Nerva la punition des meurtriers de Domitien. Au milieu du tumulte et des cris, Nerva, enfermé et comme assiégé dans son palais, se crut perdu. 11 donna les marques physiques de la plus grande frayeur ^ offrit aux rebelles sa gorge nue, se déclara prêt à mourir, mais refusa noblement de livrer les honunes auxquels il devait l'empire. Bientôt pourtant il céda , vaincu par les instances et les menaces de ses gardes, et pour éviter de plus grands malheurs. Petronius Secundus et Parthénius, saisis par

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