Panëg
5. Bntre autres celle-ci (Orelli, 743) : T. Caesari — Vespasiano, — pontif. tr. — pot. II, imp. III, — cos. //. Trajan fut désigné cos II pour l'année 98.
n'obtinrent qu'en 166 le titre de Cae^ar, et L. Ceionius Commodus, adopté par Hadrien (c'est alors qu'il prit le gentilicium Aelius), Marc Aurèle adopté par Antonin, furent revêtus de la puissance tHbunitienne sans recevoir Vimperium *.
Nous ne connaissons point de monnaie de Trajan frappée dans le court intervalle pendant lequel il fut associé à l'empire. Eckhel * en a conclu que Nerva s'était réservé, avec les titres d'Auguste et de grand pontife, le droit de battre monnaie. Mais on ne doit, je pense, attribuer qu'à la brève durée du double règne cette absence de monuments numisma tiques, puisqu'on possède, d'autre part, des monnaies de Titus et d'Aelius Verus, frappées du vivant de Vespasien et d'Hadrien ^,
L'adoption de Trajan apportait dans la constitution, ou plutôt dans la tradition impériale, un changement dont l'importance n'a pas échappé aux contemporains, et que nous étudierons plus tard. Ici nous voudrions simplement chercher quelles raisons désignèrent Trajan au choix de Nerva ; mais les renseignements sur ce point nous manquent. Pline, qui nous a jusqu'à présent donné des indications précises, entre à ce sujet dans une série de flatteries banales, dont la moindre est de répéter à satiété que ce choix avait été inspiré par les dieux. Nous lisons seulement, chez le deuxième Aurelius Victor, que Trajan dut l'empire aux instances faites auprès de Nerva par Licinius Sura^ Ce personnage, qui demeura le meilleur et le plus constant ami de Trajan, appartenait à une famille considérable de l'Espagne ci térieure^, liée sans doute par des bienfaits ou des souvenirs à la gens Ulpia. D'un autre côté, Trajan, en raison de ses services militaires dans tant de légions, avait partout des amis que son élévation devait satisfaire et qui défendraient la résolution de Nerva. Enfin, s'il n'y
1. Dion (LXVIII, 3) nous apprend que Nerva déclara (àicéSei^e) César dans le sénat son fils adoptif. Le titre de César était conféré par le sénat, aussi bien que la puissance tribunitiennp, Timperium, les titres d'Auguste, de père de la patrie, de grand pontife (Capitol., MacriUy 7. Lamprid., Alex,, 8. Vopisc. Prob., 12). Ces sénatus-consultes étaient publiés {renuniUUa) dans les comices, et n'avaient force de loi qu'après cette publication. Voy. fienzen, Bull, de l'Inst. arch., 1869, p. 97-99.