Œutjres, V
4. Etude, p. 100 et suiv. Cette rectification a été adoptée par M. Dierauer.
5. Appelé aussi Yanonyme de Noris parce que ce savant publia pour la première fois, & la suite de c Annus et Epochae Syromacedonum • (1691) une liste consulaire tirée de cet ouvrage. Voir sur le chronographe de 354 un excellent mémoire de Mommsen : Mémoires de l'Acad. de Saxe, 1850, p. 547-668.
6. Voir une note de Borghesi jointe à Tinscription 5459 d'Henzen.
7. La dernière difficulté que présentaient quelques inscriptions
Dion* et Eutrope* s'accordent à faire régner Trajan 19 ans 6 mois et 15 jours. Ces chiffres sont exacts ; en effet, si de la date 10 août 117, qui est celle de la mort de Trajan^, nous retranchons l'intervalle précédent, nous retombons sur le 27 janvier 98. On voit que les deux historiens grec et latin n'ont pas fiait entrer, dans leur calcul, le temps pendant lequel Trajan régna avec Nerva.
Du reste, nous ignorons absolument ce qui se passa dans ces trois mois, sauf la punition des prétoriens rebelles. Nous savons aussi que Trajan échangea pour le gouvernement de la Germanie inférieure celui de la Germanie supérieure, où il fut remplacé par JJulius Ursus Servianus, beau-frère d'Hadrien. En effet, c'est à Cologne qu'il apprit, de la bouche même d'Hadrien, la mort de Nerva, et son avènement définitif au pouvoir suprême^. Assurer la sécurité de l'empire à la frontière du Rhin était un intérêt de premier ordre. Trajan le sentait, et malgré les vœux du peuple entier qui l'appelait à Rome^, il resta dans la province jusqu'à ce que le but proposé à ses efforts eût été atteint complètement.
{Corpus, II, 4667, 4725. Perrot, Galatia, p. 3) est levée par la découverte récente d'un diplôme daté du 20 février 98 (notre n» 4) sur lequel Trajan n'est encore revêtu que de la première puissance tribunitienne , ce qui montre que le changement dont parle M. Mommsen n'eut pas lieu dès le début du règne.