Dion., U
7. Ils étaient alors en proie à la guerre civile. Dion, 1. c.
resté dans les vers de Virgile et d'Horace*. Sous le quatrième consulat d'Auguste (724 R = 30 av. J.-C.), Marcus Crassus, le fils du triumvir, remporta quelques succès sur les Daces et les Bastames', mais il ne fit aucune conquête au-delà du fleuve. Vingt ans après, il fallut songer à la sécurité des frontières, sérieusement compromise. Les barbares, sous la conduite du roi Cotiso, avaient franchi le Danube sur la glace et pillé les provinces; Lentulus les défit^ et l'empereur éleva sur la rive romaine quelques ouvrages militaires*; mais le péril et la fréquence des invasions ne diminuèrent pas. Jusque vers la fin du premier siècle, les expéditions romaines contre les Daces furent habituellement heureuses , sans procurer à l'empire autre chose qu'une tranquillité passagère. A plusieurs reprises, on transporta en masse, sur la rive droite, la partie la plus remuante de la population barbare^, et malgré ces mesures, on eut à craindre, au milieu de la guerre civile qui précéda l'avènement de Vespasien, qu'une nouvelle invasion ne s'ajoutât aux malheurs qui désolaient l'univers civilisé®.
Comme Ta remarqué Tacite, les divisions des barbares étaient un bienfait pour l'empire ; dès qu'un état puissant se formait aux frontières, la fortune de Rome était en péril. Les Daces devinrent sous Domitien plus redoutables que jamais. Duras'', leur roi, reconnut les qualités éminentes de Décébale^ et lui céda généreu-