‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 65 sur 327 · Dion, LXVII · texte numérisé non relu

Dion, LXVII

5. c PravisBima elatus jactantia, sub nomine superatorum hostium de

de ses propres légions détruites, qu'il triompha. Les poètes adressèrent à Tenvi des félicitations au prince, mais le peuple appelait la cérémonie « les obsèques des morts de Dacie^ » Par un jeu du sort, Trajan était consul Tannée où Donatien célébra ce honteux et mensonger triomphe, et dans le panégyrique qu'il eut à prononcer, en prenant possession de sa charge, il lui fallut décerner des éloges à la bravoure et à l'habileté de l'empereur.

Pendant dix ans, Rome fut, vis-à-vis des Daces, réduite k cette position subordonnée. Mais Trajan s'était promis de venger la défaite et l'humiliation de ses compagnons d'armes. Lorsqu'il prononçait un serment ou exprimait un vœu, il terminait toujours en s'écriant : Quand donc réduirai-je la Dacie en province*!

§ 3. — Première guerre.

Nous n'avons plus aucun des ouvrages écrits dans l'antiquité sur les guerres daciques de Trajan. Le plus important de tous, les conmaentaires écrits en latin par l'empereur lui-même, sont perdus, sauf un très-court fragment dont nous tirerons parti plus loin. Nous ne possédons ni le 23® livre des Histoires d'Appien, consacré à ce sujet^, ni le poème grec composé ou projeté par Caninius Rufus à l'instigation de Pline^ ; des TsTixa du médecin Criton, il ne reste que quelques lignes^. La colonne Trajane est un monument inappréciable par le grand nombre de renseignements qu'elle fournit à l'archéologie proprement dite, mais elle ne peut faire connaître ni le lieu ni la date des batailles et des campements dont elle offre tant de vives et curieuses images. D'ailleurs* il est diflScile de distinguer sur les bas-reliefs le commencement et la fin de chaque scène ; tandis que des actions simultanées sont nécessairement représentées comme se suivant, d'autres, séparées par un intervalle de temps que nous ne pouvons apprécier, se touchent sur la spirale non interrompue qu'elles décorent. Rien, non plus, ne fait apprécier au spectateur l'inéga-

exstinctis legionibus triumpbavit Vil, 10. » Orose dit au môme endroit que Tacite avait écrit diligentistime l'histoire de ces guerres, mais en dissimulant le nombre des Romains tués.

t. Martial V, 3 Stace, SUv. 1, 1 et 4. 111, 3. Dion LXVII, 9, vixviT^pia, i\, &cy< ^ 6{iiXoc JLktyt, èvayt^iioCK M toTc èv AocxCcf TeOwixéaiv.

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