ChUiad. II
5. 3,570 pieds romains, de 0* 296, ne donneraient que 1,056* 72. 11 ne peut donc être question que de pieds grecs, comme a bien voulu me récrire M. Aschbach, consulté par moi sur cette difficulté. M. de Ghampagny, Antanhu, 1, p. 305, dit formellement qu*il s'agit ici de pieds
emprunté mb èhiffines au livre dans lequel Âpollodore lui-même «Tait confdgné Thistoire de ce grand ouvrage, construit sur ses plans et sous sa direction. Le pied grec valant O'^^SOO, la largeur du fleuve, au pont de pierre, était de 1103*°,130.
A Giéli, le Danube est incomparablement plus large. A Turnu Severinului, au contraire, la distance des bords a été mesurée en 1858 par les ingénieurs autrichiens, et trouvée égale à 3576 pieds viennoise Le pied viennois étant égal à 0°^,316, la largeur du Danube à Turnu est donc de H27",016.
La concordance presqu'absolue des deux chifires ne permet aucun doute.
D'ailleurs, ce qui tranche la question, en 1858, un extraordinaire abaissement du fleuve permit de distinguer Tîle artificielle dont parlent Procope et Tzetzès^, et qui fut le résultat des travaux nécessités par l'établissement du pont. On aperçut aussi les restes de 16 piles. A la base de Tune d'elles, on trouva des tuiles portant les inscriptions : COHIIHISP, ..HICRE, c'est-àd«re, cohors 11^ Hispanorum, [co]hors I^ Civium Romaworum equitata ^ ; ces corps auxiliaires étant en Pannonie à Tavénement de Trajan ; les inscriptions qui nous livrent leurs noms indiquent à la fois, et la part qu'ils prirent à la construction du pont, et l'emplacement de celui-ci.
Revenons aux faits de la guerre. Comme nous l'avons établi ci-dessus, les légions qui y prirent part sont au nombre de trois (/« Minervia, V^ Macedonica, XIII^ Gemina). L'armée était done composée comme dans la première expédition. L. Licinius Sura fut encore le commandant général de l'état-major ^, C. Manlius Félix celui des ouvriers militaires ^.
Nous sonunes complètement dépouvus de renseignements gét{^ graphiques sur la deuxième guerre, sauf une inscription qui noini apprend que la légion I^ Minervia opéra dans le bassin de l'Aluta*.
Décébale commença par inquiéter les Jazyges qui s'étaient montrés des alliés fidèles de Rome, et il réussit à les déposséder d'une partie de leur territoire^. Jusqu'ici nous l'avons toujours
romains, mais alors le chififk*e donné par Dion ne serait plus d'accord avec la largeur effective du Danube.