L'inscription du pont d*Alcantara. Cest notre n
2. C'est Topinion de M. flenzen, qui suppose qu'Hadrien, préteur cette année-là, put revenir à Rome donner, à Tissue de sa charge, les jeux qu*il devait au peuple et en vue desquels Trajan lui fit un présent de deux millions de sesterces (Spart., 1. 1.)- M. Dierauer (p. 105) admet aussi que la guerre fut terminée en 106.
3. Vopisc. Aurdian, 21. Dans l'intervalle des deux guerres, Décébale avait fait quelques conquêtes sur les lazyges. Ceux-ci se recommaadérent à Trajan, mais la partie de leur pays prise par les Daces ne leur fût pas rendue.
4. Je ne sais à quel moment des guerres daciques placer la captivité d'un personnage consulaire, à laquelle Fronton fait allusion, de beUo ParUUcOf p. 217, éd. Naber. Niebuhr a pensé qu'il 8*agit de Gassius Longinus, mais cet officier n'était que praefectus casirorum (orparoiridou 'P(i>(&aïxou é&r)You(ievov) , il n'avait donc pas été consul. On ignore aussi dans quelles circonstances le chef dace Susagus pénétra en Mésie (Plin. Ep., ad Traj., 74).
combats meurtriers llyrés au milieu d'une saison rigoureuse', l'in&tigable activité du légionnaire jette des ponts sur les fleuves, ouvre d'épaisses forêts, bâtit des camps et des villes. On admire cbâs lee officiers l'intelligence vive et hardie de Lusius Quietus, le dévouement simple et sublime de Cassius Longinus. Enân Trajan, constamment à la tête des troupes, veille à leursmoindres besoins, lee encourage, prend sa part du péril, et par sa vigilance, sa prodenca, sa bravoure, se montre digne de commander cette vaillante armée.
§ 4. — Organisation de la province de Docte.
Voyons maintenant comment Trajan affermit sa conquête et introduisit la civilisation romaine dans ces régions encore barbares.
H incorporait à l'empire une province dont Eutrope* évalue le circuit à un million de pas romains (1,481 kilomètres). Ce chiffre a été contesté par les géographes " ; et, en effet, il est visiblement inférieur à la réalité si l'on veut comprendre dans la Dacie romaine tout le pays situé entre la Theiss, les Carpathes, le Pruth et le Danube* : le cours seul de la Theiss a plus de 1,400 kilomètres de longueur. Mais c'est, selon moi, interpréter inexactement le texte de Ptolémée. Cet auteur ne veut pas indiquer les limites de la province romaine, mais celles du pays habité par les Daces, ce qui est bien différent. Quand il décrit la Bretagne ou la Germanie, il donne également leurs frontières géographiques, et non les limites de la domination romaine dans ces parties de l'Europe. On ne peut donc invoquer le témoignage de Ptolémée contre celui d'Eutrope, et j'ai peine, je l'avoue, à rejeter le chiffre que cet abréviateur emprunta assurément à une
t. Plutarcb. ieprimftig. t2.
3. VUl, 2. 1 Ba provinda decies centena millia passuum in circuitu tenuit. *
3. D'&nvUle, Aead. de* Ituaip., XXVIU. 462. Uannert, Gtogr. der Gr. wut Sam., IV, p. 189. Forbiger, in, lt02.
4. O'AnvilIe, I. 1., p. 445. t On peut dire .... que ce qui est acluelle- I ment connu sous le nom de Valakie et de Moldavie ët^t joint à la ( Transylvanie dans la province de Dacie. > Cette opinion semble d'abord confirmée par ce ^t que la langue roumaine se parle et s'entend dans le Banat, la Transylvanie, la Bukowiae et les principautés. H^s cette même langue est également usitée dans la Bessarabie, en llacédoine^ en Thrace et dans quelques cantons de la Thessalie, pays qui ne faisaient point partie des états de Décètnle.-
source olQScielleS qui se retrouve dans tous les manuscrits, et qui est confirmé par Sextus Rufiis '.
Maintenant je remarque que les yiUes de la province marquées sur la carte de Peutinger sont toutes comprises dans le Banat', la Transylvanie et la Petite Valachie (à l'ouest de l'Aluta). Les routes tracées sur la carte ne franchissent pas ces limita ^^ en dehors desquelles on ne trouve non plus ni monuments romains, ni inscriptions^. N'es1>il pas permis d*en conclure que les seules provinces de Transylvanie et de Petite Valachie, avec une moitié environ du Banat (entre la Ternes et le Danube) constituent le pays colonisé par Trajan et soumis à l'administration romaine?
Vers l'époque d' Antonin le Pieux •, la province fut partagée en trois districts : Dada ApulensiSy Lacia Malvensts^ Dacia Porolissensis ^. Ces adjectifs sont formés des noms daciques de trois villes, latinisés quant k la désinence. On ignore où se trouvait Malvay mais de nombreuses inscriptions ont prouvé q^j^Apulum
1. Trajan avait emmené dans son expédition des ingénieurs et des arpenteurs (Agrimentores, éd. Lachman, I, p. 92).