partie orientale 544/2 272 milles carrés
Superficie de la Transylvanie 997 —
La TranjqrlTanie est un des pays les plus favorisés de TEurope peur la variété et l'abondance de ses richesses natnréilas. Le dimat est froid mais sain, le sol fertile et bien arrosé. L'Aluta, le Maros, le Szamos, naissant presqu'au même point des Carpathes, se séparent aussitôt en ouvrant au sud, à Touest et au nord de spacieuses vallées. La Petite Yalachie n'offre pas à la culture des conditions moins favorables, mais au moment de la conquête, ces vastes régions étaient sans doute couvertes de bois et pendant longtemps la tâche du colon, semblable à celle des pionniero américains, dut consister à ouvrir les masses compactes des forêts, à approprier le sol tant à la culture qu'à l'élève des bestiaux. Il est à regretter que les anciens ne nous aient laissé aucun tableau de l'aspect physique de cette contrée, dont ils ne parlent qu'avec une sorte d'horreur*. Les inscriptions et les monuments nous donnent au moins une idée de ce qu'était la vie des colons.
Le pays avait été presque complètement dépeuplé par la guerre, et ce qui restait de la population Dace dut s'expatrier. Un basrelief de la colonne TVajane représente cette émigration*. Les bannis s'établirent à l'est de la province, qu'ils inquiétèrent plus d'une fois^, et ils furent sans doute d'utiles auxiliaires pou^^ Goths quand ces derniers enlevèrent la Dacie à Âurélièn. Quelques-uns consentirent à prendre du service dans les armées romaines, et Trajan en forma des corps auxiliaires d'infanterie et de cavalerie ; mais ces corps furent toujours cantonnés loin du Danube*.
Dion* et Aurelius Victor* disent simplement que Trajan
— de la Petite Valachie 410
— des trois régiments du Banat dans les
confins (Karansebes, Panesora, Weiss Kirchen) 182
Daniel, Handbuch der Geog. II, 593, 601, 602 . . . 1861 milles canrés. à 57 kilom. carrés Tun.
1. Dans les livres aujourd'hui perdus de ses Histoires. Tacite, U plus grand peintre de rantiquité, avait dû représenter vivement cet aspect du pays.