Notre n
métropole de la provinces mais en réalité le centre politique de œlle-ci fut déplacé et porté à ApiUum (Karlsbourg) tien plus bipureusement situé. Là fut la résidence du légat, le qpiartier général de la légion XIIP Gemina : c'est le point qui fournit les inscriptions les plus intéressantes et les plus nombreuses.
Une médaiUe frappée après Tan 112, puisque Trajan y porte le titre de COS-VI, et avant la fin de Tan 113, puisqu'il n'y porte pas le «umom d'Optimus * , ofire au revers la légende DACIA AVGVST(i) PROVINCIA et représente la Dacie assise sur un rocher, et tenant une enseigne militaire. Devant elle sont deux enfants portant l'un des épis, l'autre une grappe de raisin K Elle fut sans doute frappée lorsque l'organisation du territoire ûûnqois fut complètement terminée et ce travail, comme gnle voit, exigea plusieurs années.
L'histoire d§ cette province n'a pas encore été faite avec le soin désirable et le développement que comportent les éléments dont on peut déjà disposer. Les limites de notre sujet nous obligent à ne donner ici que des indications très-générales. En ce qui concerne les mesures militaires prises pour la défense du pays, la légion XIIl^ Gemina, qui est citée à des époques plus récentes^ comme cantonnée en Dacie, paraît y avoir été installée dès le moment de la conquête. Avec elle dix cohortes auxiliaires d'infanterie et deux ailes de cavalerie formaient, dès l'an 110*^, la garnison de la province. Mais avec le temps, et à mesure que la frontière du Danube sembla plus menacée, ces forces furent augmentées ^. On a reconnu en Dacie un grand nombre de camps romains échelonnés le long de la frontière. Ackner en a compté jusqu'à 23''. Tous ne sont pas la création de Trajan; mais on ne peut douter qu'ils n'aient été établis d'après les plans et les vues