‹ Essai sur le rireChapitre 30 sur 112 · Expression of Emolions. p. 2ÛS; Cf 132 et suiv · texte numérisé non relu

Expression of Emolions. p. 2ÛS; Cf 132 et suiv

rire et à notre rire, cl font, pour témoigner leur plaisir, les mêmes mouvements. Leur essai de rire, du moins ce que nous appellerions volontiers ainsi, se produit comme un signe de joie soudaine, dans les circonstances où un enfant a l'habitude de rire, par exemple en voyant reparaître après une absence un peu prolongée un compagnon chéri. Il se produit encore quand l'animal est chatouillé, en même temps que d'autres manifestations qui indiquent la présence à l'état rudimentaire de cette disposition qu'a l'enfant à s'amuser et à feindre par manière de jeu.

Ajoutons encore un fait pour bien montrer l'analogie entre cette attitude à l'égard du risible et celle de l'homme. Il est probable, d'après le témoignage de plusieurs observateurs, que les singes n'aiment pas qu'on rie d'eux ^ Il est vrai que le plaisir qu'on trouve à la plaisanterie, et le déplaisir qu'on éprouve à en être l'objet, sont deux choses différentes. Elles ne semblent pas varier ensemble et dans la même proportion chez les hommes ; autrement l'ennemi du rire ne se rencontrerait pas si souvent chez ceux qui sont le plus vivement blessés d'être en butte au rire d'autrui. Toutefois ces traits peuvent être regardés comme étant le plus souvent corrélatifs : les êtres qui montrent un déplaisir manifeste à voir qu'on rit d'eux, peuvent être considérés comme capables de prendre l'altitude du rire, assez du moins pour être en élat de la comprendre.

Si maintenant nous revenons des formes sub-humaines du rire à son expression complète, telle que nous la connaissons chez nous-mêmes, nous pouvons tracer brièvement l'histoire du sourire et du rire pendant les premières années de la vie. Ici la question de la date oi^i paraissent pour la première fois chez l'enfant ces mouvements expressifs devient importante, et nous avons heureusement sur ce point plus dun recueil d'observations faites avec soin.

Pour le sourire, qui passe généralement pour être le premier à se montrer, nous avons des notes rédigées par Darwin et par Preyer. Selon Darwin, qui a fait ces observations sur ses enfants, chez d'eux d'entre eux le premier sourire se rpnnl''a ]f\ ginarnnte-

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