‹ Essai sur le style & la langue de Noël Du FailChapitre 55 sur 68 · A côté de la forme plus ordinaire appointe/tient · texte numérisé non relu

A côté de la forme plus ordinaire appointe/tient

écoliers par les - régents el fesse-culs ». comme dit ailleurs du "il. Une question uifflcile risque de « faire montrer le c. »

tomhémisme) Ex. : Disc, non plus metanc. q '"'•". <*. V

De R i airiens françois) : « Car d'aman! que l'art de grain- S"L bonne chose, mais fort ,n«. ««««-»***»»■ m« maintes fois montrer le cm au vilain qui sotement me lene InoU F u K(>il veut donc dire : . gestions diilicues capable* delâLi s'explique le subj.) faire fouetter a^po-U pose à .mp autre image : «... des bouteilles » (Cf. notre art. fesser;. nontue "'phrase en équivoquant de même sur le double sens du verbe vuider (une difficulté et des boutedles). Deal - Dé à coudre (Propos Rust, p. 47 et 122). Provincialisme, que du Fall corrige dès l'édition de 1549. Sur le suffixe -aie dans l'Ouest, cf. ci-dessous Reaument i.

Degonter. - On lit au chapitre XI dérape! dans l'édition Assézat Tl Si • « Puis tout d'un coup, comme les mouveinens d un h orl o%; deviez si vistement... » Telle m* « ; effet la fcçon donnée par la séné des éditions 1585^ 168», W 1»£M a* comme je l'ai déjà indiqué (Vie et Œuvre, p. 3 9) 1 fa ut non seulement déplacer la virgule qui suit ftor ^^ * ■*£ anrès deqoMÏez, mais lire dq/o/We:- avec la série 15862, iwj 1598? IMS et comprendre : des mouvements d'horlogerie sortis b^'d^gonds, affolés. Au mot <^><^«£Z sèment un exemple breton de desgonter, tire d Alain Bouchard . La formation avec l est tout aussi légitime que celle avec d, le mot gond n'ayant jamais eu de dentale finale prononcées. Demeurer est employé dune façon assez curieuse par du Fai pour donner non pas l'état durable, mais l'entrée dans ce état. FX ° II 3S) l la mer demeura en un instant calme et sans VBrtVn. 290' " ou beaucoup d'eux... .sont demeurez morts » f= sont morts). t\&aat

Dénloré - II 211, « causes déplorées, mal conduites » Deseswès Latimsme (déplora^. Godefroy (Complén,. s vleptolr) cite un exemple de L'Hospital : ■ punir ngoor usement les grands crimes et meschans desplores ». * «J£"j£ '■ „ lamentable, affreux ». - - traduction bien vagu e J int rpr eh „ méchants dont il n'y a rien à espérer endurcis, desperatt hommes ». Voir Littrô, s. v. Déploré et Déplorer. Dernier indiquant la situation dans l'espace et «'appliquant ; à ce q ui est placé en arrière, est susceptible de superlatif . II, 112, les

, pe«« /««•. pour ^ enfon*. f .7 v<> . Dé ou «eau en *^*#%£

TÏÏ « ^t o^~e Jl Epiais t, «. Peut -e contée

comme normale; elle est encore dans LittrE.

plus derniers hurlans el grondans » (il s'agit d'un chœur de chantres ; ces « plus derniers » sont les basses, plus grands que les autres et placés en arrière) ; II. 116, t. tirées du plus dernier des cieux » (= du plus profond des cieux). Cet emploi paraît spécial à du Fail.

Diablasser. — Maugréer : I, 190, « tousjours rechignant, diablassanl »; II, 229, « diablassuil, rechignoil, et tordoit les maschoûeres ». Pour l'image, cf. I, 179 : « tordoit la gueule comme le Diable qui escrit le caquet des femmes derrière Sainct Martin ». Mais on peut comprendre aussi : « jurer par le diable ».

Dodo. — [Propos Rust., XV ; I, 136], « des canards à dodo Venfant ». Déformation, par plaisanterie, de l'expression culinaire bien connue « canard à la dodine ». La formule « à dodo l'enfant » témoigne de l'existence d'une chanson que nous ne possédons pas sous une forme aussi ancienne que 154-8.

Douette. — 11, 6 : « à longues douettes » (il s'agit de flleuses au travail). Faisant un contre-sens sur ce passage de du Fail, Cotgrave définit « à longues douettes » : « in long rowes, files, rankes. Rret. » (« Bref. » veut dire « du Fail »)• Douette ne se traduit pas non plus par « frange », quoi qu'en dise Godefroy. Ce mot provincial est pourtant connu, et Assézat lui-même en a donné d'après Legoaranl une bonne définition détaillée. Dottin définit ainsi file a la grâ dwèt : « filer le plus long fil possible sans l'enrouler sur le fuseau. Dwèté = u brasse, quantité de fil égale à la longueur de bras d'une fileuse ». — Etym. *dùcla.

Ecacher. — Voir : Escacher.

Echevin. — il, 199, « tous supposts de l'Université, et des premiers Eschevins de la Pierre au Lait ». Titre ironique que l'on s'amusait à donner à des gueux et filous. Oudin, dans ses Curiositez françoises (1640) a cet article : « Escherin du Port au foin, i. coupeur de bourses, vulg. » Le Jargon de VArgol réformé, de 1628, définit les « Capons » (catégorie de filous) comme étant 'i les Eschevins de la Triperie »i. La Triperie n'était pas loin de la Pierre au Lait, el, le tour que du Fail organise avec ses compagnons « échevins » pour soutirer l'argent des précepteurs correspond bien à. la définition que Sauvai nous a donnée des Capons : « c'éloient de petits gueux qui jouoient autrefois sur le Pont-Neuf, faisant semblant de ne savoir pas jouer, et perdoient leur argent avec des personnes attitrées, qui les gagnoient eux et tous les autres 2 ». On trouve dans la Mégère amoureuse

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