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CHAPITRE LI

AUrRES POÈTES DRAMATIQUES DU TEMPS DE PHI- LIPPE IV. — ZARATE. — CUBILLO DE ARAGON. — LEYVA. — MENDOZA. — PEDRO ET LOUIS DE CUELLO. — ARELLANO-DIAMANTE.

Nous avons successivement caractérisé les principaux poètes dramatiques du règne de Philippe IV, ceux qui, par un mérite éminent et par des traits vraiment distinctifs, ont le plus contribué à former la physionomie littéraire do ce siècle. Il nous reste à parler d'un assez grand nombre d'écrivains qui, sans prendre un rang aussi élevé, sans occuper dans l'histoire du théâtre une place aussi marquante, y ont laissé, à la même époque, une trace durable.

L'un des pluâ célèbres est D. B'rancisco Lopez de Zarate. D'abord militaire, puis secrétaire d'un ministre et officier de la secrétairerie d'état, il consacra exclusivement aux lettres les dernières années de sa vie et mourut plus que septuagénaire en 1658. Doué pour la poésie lyrique de facultés assez éminentes, c'est surtout dans ce genre qu'il mérite sa réputation, mais le théâtre était alors tellement à la

mode que tous les hommes de quelque talent étaient tôt ou tard entraînés à s'essayer dans cette carrière si séduisante, où la gloire, la faveur et la fortune s'obtenaient avec tant de rapidité, quelquefois Même avec tant de facilité. On a de lui un assez êri*and nombre de drames, mais quoique, dans plusieurs, on trouve par moments des traits ingénieux ^t un certain éclat de poésie, un seul, dont nous parlerons tout à l'heure, peut être considéré comme Un.e œuvre vraiment digne d'estime.

r>ans tous les autres, on est péniblement frappé de l'exagération des défauts qui défiguraient alors les ouvrages des grands maîtres et de l'absence presque absolue des qualités par lesquelles ils, les compenraient. Des intrigues absurdes et péniblement compliquées, sans intérêt, sans vraisemblance, sans possibilité même, un style que l'excès Am gongotHsme ^^Ud souvent inintelligible et où l'on serait tenté ^^ AToir une parodie si d'aussi monstrueux écarts ne ^^venaient que par intervalles, telle est, en peu ^^ mots, l'analyse de la plupart des comédies de Za- ^^te. Le bon sens et le goût semblent en être également bannis.

I)ans l'une des plus connues, le Précepteur ^^^leœandre^ on voit le héros de la Macédoine, fort ^^Une encore, engagé avec une duchesse Octavie ^^ns une ijitrigue amoureuse dont le roi Philippe, ^^^H père, est fort contrarié parce qu'il veut lui faire épouser la princesse de Syrie et qu'il destine la duchesse elle-même à Yinfant de Tyr. Pour rompre l^s fils de cette intrigue, le roi, par le conseil d'A-

ristote, se décide à charger Alexandre d'une expédition contre les Perses. Alexandre se met aussitôt en campagne. Bientôt après, il revient victorieux et raconte à son père, à travers une foule de métaphores ampoulées, la défaite de Tonnemi, la prise de Babylone, de Suse, de vingt-cinq autres places, la soumission des Mèdes, des Caspiens et de tout rorient. Mais son amour n'a fait que s'accroître au milieu dé ces éclatantes distractions. Après de nouvelles tentatives pour combattre cette passion impérieuse, Aristote, convaincu de Tinutilité de ses efforts, se décide à entrer dans les sentiments de son élève, et par un stratagème assez ridicule, il décide le roi à ne plus y mettre obstacle. Voilà comment Zarate comprenait l'antiquité, comment il savait mettre en scène les personnages historiques. Il y a dans cette pièce un Gracioso qui s'appelle Tabac et qui joue continuellement sur son nom. Il y est question du Capitole, de César. Ce qui est surprenant, c'est qu'une telle rapsodie se soit maintenue au théâtre jusqu'à une époque très rapprochée de nous et y ait longtemps obtenu un très grand succès. Les vieillards se souviennent encore du costume de l'acteur qui représentait Aristote, en petit manteau d'abbé, en perruque et en souliers à boucles.

Il est difficile de comprendre que l'auteur du PTécepteur d'Alexandre soit aussi celui de La PrésomV tueuse et la Belle, pièce charmante, dont l'intrigua animée et divertissante, la force comique, le style enjoué et naturel, rappellent tout à fait la manière de Moreto. L'étonnement s'accroît lorsqu'on remar-

que que cette pièce n'est autre chose qu'une satire très piquante dirigée contre un travers d'esprit qui constitue précisément le défaut principal de Zarate dans ses autres ouvrages. Il y attaque, en effet, avec les armes puissantes du ridicule et de l'ironie, le gonfforismej l'exagération de ce qu'an appelait le CuUîsme, c'est-à-dire la subtilité recherchée de la pensée rendue plus saillante enqore par l'abus des métaphores et par l'affectation des expressions inusitées ou détournées de leur sens ordinaire. L'héroïne, à qui il ne refuse, d'ailleurs, ni la beauté, ni l'esprit, est une véritable précieuse j une femme savante, dans le sens immortalisé par Molière. Il est impossible de n'être pas frappé de l'analogie qui Jxiste entre quelques passages du chef-d'œuvre le Zarate et certaines scènes de notre grand poète, fous nous bornerons à indiquer, dans la comédie spagnole, celle où un valet, déguisé en oiSicier, aconte à la précieuse ses campagnes, ses prodiieux exploits et, dans son entraînement, veut lême lui montrer les traces de ses blessures. Nous jouterons, et l'ombre de Molière ne s'en oflensera ertainement pas, que l'honneur de l'invention apparient incontestablement à Zarate puisqu'il était mort m an avant la première représentation des Pré- Heuses ridicules et dix ans avant celle des Fe^nmes savantes.

D. Alvaro Cubillo de Aragon, dont on ne sait absolument rien si ce n'est qu'il écrivait sous Philippe IV, ce qu'attestent les nombreuses allusions à

des événements du temps contenues dans quelquesuns de ses Quvrages, Cubillo de Aragon se distingue par des qualités absolument différentes de celles que nous venons de signaler dans Zarate. Peu d'élan poétique, peu de force comique, mais des conceptions heureuses et spirituelles qui, plus largement développées, pourraient produire des effets assez, puissants, des sentimei^ts aimables et élevés, un bon sens qui se fait remarquer à la fois dans la simplicité régulière de l'action et dajis la pureté du style presque exempt de gongorisme^ une versification élégante, facile, des dialogues pleins de naturel, d'urbanité, d'enjouement, de bon goût, tels sont les mérites incontestables de la plupart des drames assez peu. nombreux qu'il nous a laissés. 11 n'en est aucun, qu'on puisse classer parmi les chefs-d'œuvre, mais on lit avec plaisir les Poupées de Marcelliney jolie bien que fort incomplète esquisse d'une situation assez neuve^ celle d'une jeune fille que son premier amour vient surprendre, qncore livrée aux amusements de l'enfance; V Amour tel qu'il doit être, imitation affaiblie, mais très agréable encore, de deux des meilleures pièces de Tirso de Molina, le Courtisan timide et Z>. OU auœ chausses vertes; enfin, le Prince invisible, satire burlesque et piquante des extravagances auxquelles une vanité sotte crédule et égoïste, entretenue par l'habitude de la ïlatterie, peut entraîner ces petits souverains, déjà ridicules par le contraste de l'exiguité de leurs États avec la magnificence de leurs titres. Cubillo de Aragon a aussi composé des comédies héroïques. Daus Le

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co77ite de Saldana, chronique rimée des exploits du célèbre Bernard del Carpio, le problématique vainqueur de Roland, il a mis en œuvre avec un vrai talent les traditions plus qu'incertaines, mais très populaires des premiers siècles de la monarchie, telles qu'elles ont été conservées par les romances. Il règne, dans les deux parties de ce drame, un véritable intérêt, le caractère du héros est» très bien tracé, et plusieurs passages pourraient, sans un désavantage trop marqué, soutenir la comparaison avec les belles scènes de Guilen de Castro dans la Jeunesse du Cid ou de Lope de Vega dans les Exploits des Menesès,

Non plus que Cubillo de Aragon, D. Francisco de Leyva Ramirez n'a rien laissé au répertoire et son nom ne s'attache à aucune œu^re d'un véritable éclat, mais, comme lui, il possédait des dons essentiels aux poètes dramatiques. Des combinaisons ingénieuses, une grande abondance de cette force comique secondaire qui résulte, non pas des caractères, mais des situations et des jeux de Tesprit, une diction pure, simple, naturelle, un talent remarquable à tourner d'une manière piquante ces contes épigrammatiques (Jue les poètes espagnols aimaient à placer, en guise d'apologues, dans la bouche de leurs gradosos^ c'est plus qu'il n'en faut pour faire vivre la mémoire de Leyva. Le plus connu de ses dx^ames est le Prince stupide, (el principe tonto,) comédie de Figuron ou plutôt de caricature, dont le héros, recoanu à la fin pour le lils d'une noarl'r. 15

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rice qui Ta substitué au prince royal d'Athènes, est bien un des types les plus divertissants de la sottise grossière et px^ésomptueuse. Dans la Da^ne présh deiUCy Le3rva semble avoir fourni à Montfleury Tidée première de sa Femme juQe et partie^ celle d'une femme déguisée en homme, transformée en juge et appelée à décider du sort de son infidèle, mais là où l'Espagnol a trouvé la matière d'un di'ame intéressant et touchant malgré son invraisemblance, l'imitateur français, (si pourtant il y a eu imitation,) n'a su puiser que les éléments d'une farce plus licencieuse que gaie, qui n'en eut pas moins l'honneur de ba* lancer le succès du Misanthrope à leur apparition simultanée sur la scène.

D. Antonio de Mendoza est l'auteur d'un certain nombre de comédies dont aucune, peut-être, dans sou .ensemble, ne s'élève au-dessus du médiocre, mais qui attestent pourtant un talent d'un ordre a$sez élevé. Il a souvent du trait, de la verve, des expressions .heureuses, il sait peindre les ridicules, il multiplie d'une façon très amusante les incidents comiques ou burlesques propres à les faire ressortir ou à soutenir l'intérêt. A l'exemple de Calderon, il afifecte de se moquer des modes dramatique ei politique de son temps, de se railler lui-même, de critiquer par la bouche des Graciosos ses pi'opres conceptions, et il excelle parfois dans ce genre de critique. Néan — moins, nous le répétons, ses meilleuriï ouvrages n dépassent pas la ligne de la médiocrité, parce que V< .composition générale on est presque toujpun vi

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cieuse et parce que les caractères qu'ils dévelopi^ënt sont trop souvent de vraies caricatures. Dans les Engagements du mensonge^ il a osé, quelques années après Alarcon, traiter le sujet si admirablement approfondi par ce grand poète. Il est vrai qu'il Ta pris d'une tout autre façon : ses deux menteurs, car il nous en présente deux, sont tout simplement des chevaliers d'industrie qui essayent, en prenant un faux nom, de se procurer les bénéfices d'un riche mariage et dont les stratagèmes rapidement imaginés, exécutés avec esprit, secondés par la crédulité très divertissante de leurs dupes, rappellent ceux de Crîspin rival de son maître. Une autre comédie de Mendoza, le Mari fait la femme, ofifre, avec certains passages d'un des premiers chefs-d'œuvre de Molière, VEcole des maris^ des analogies tellement frappantes que nous croyons volontiers qu'elle en a été le type, perfectionné et embelli d'ailleurs au delà de toute comparaison. Nous hésitons pourtant à énoncer une conjoncture que nous n'avons vu exprinier nulle part.

Nous continuons à indiquer les ouvrages plus ou ïnoins remarquables que nous ont laissés, comme par liasard, au milieu de tant de compositions médiocres Ou détestables, les poètes dramatiques du troisième Ordre. Le Jaloux estreménien, deD. Pedro Cuello, mex^ite de figurer dans cette énumération. L'intrigue n'a, ^n elle-même, rien de bien original. Un vieillard, sur Xe point d'épouser une jeune personne placée dans sa dépendance, l'entoure de précautions excessives

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pour la mettre à Tabri des entreprises que sa beauté pourrait provoquer. Il lui permet à peine d'aller, le dimanche, à la pointe du jour, entendre la messe dans réglise la plus voisine où il a soin de l'accompagner. Tout le reste de la semaine, elle est comme emprisonnée, sous la garde d'une duègne, dans un appartement dont le jaloux a seul la clef et qui, en son absence, ne communique avec l'extérieur que par un tour semblable à celui des couvents. Ces mesures ridicules n'ont d'autre effet que d'exaspérer la jeune fille, de lui inspirer un désir immodéré de recouvrer sa liberté et de la jeter pour ainsi dire dans les bras d'un étourdi qui, lui-même, ne l'ayant jamais vue, se décide à tenter l'aventure, uniquement pour se donner le plaisir d'entreprendre une chose difficile dans laquelle on l'a défié de réussir. Après mille incidents comiques que le hasard bien plus que les combinaisons des deux amants fait tourner à la confusion du vieux jaloux, celui-ci se voit contraint, non seulement de consentir à leur union, mais encore d'épouser lui-même la duègne. Cette comédie, très gaie d'un bout à l'autre, est remarquable aussi par une ingénieuse subtilité de pensées et par un charme d'élégance poétique qui rappelle l'école de Calderon.

Partout, à cette époque, on retrouve l'imitation des qualités si diverses de ce brillant génie. En lisant V Avantage de mantes, de D. Carlos de Arellano, on croit lire un de ces imbroglios si compliqués, si spirituels, si attachants, malgré leur invraisemblance,

qui composent une partie considérable du théâtre du rival deLope. Les mantes dont il est ici question, ce sont les voiles longs et épais que les dames portaient à cette époque lorsqu'elles sortaient à pied et qui, confondant dans leur uniformité tous les âges-, toutes les conditions, toutes les tailles, tous les visages, favorisaient singulièrement les intrigues amoureuses. Il faut tenir compte de cet usage pour bien apprécier d'innombrables incidents des comédies espagnoles auxquels il donne seul quelque apparence de possibilité.

On ne doit pas confondre avecD. Pedro Cuello, l'auteur du JcUoiiœ estremenieriy dont nous parlions tout à l'heure, D. Louis Cuello, à qui l'on attribue souvent un drame intitulé le Comte d'Esseœ ou donner sa vie pour sa dame. Peut-être n'en aurions-nous pas fait mention si une opinion assez accréditée, bien que d'une authenticité douteuse, ne désignait Philippe IV lui-même comme le véritable auteur de cette pièce. Elle ne manque ni de poésie, ni de mouvement, mais l'absurdité de l'action y étouffe en quelque sorte l'intérêt. Le comte d'Essex, loin d'y conspirer contre sa souveraine, n'a feinît d'entrer dans un complot régicide que pour en découvrir les auteurs. Cependant, comme il a négligé d'avertir Elisabeth de ce stratagème, une lettre qu'il écrit au chef des conjurés et qui est interceptée le signale comme complice du crime. Pour se justifier, il faudrait qu'il accusât une femme qu'il aime et qui est compromise dans la conspiration. Il préfère monter sur l'écliitfaud, et la

vérité ne se fait jour que lorsqu'il est trop tard. Il y a \ ^/

dans cet ouvrage, beaucoup d'incidents romanesques. Ce qui Test moins, c'est que le héros, aimé de la reine et amoureux d'une dame de sa cour, se montre tout prêt à sacrifier sa maîtresse dans les moments où Elisabeth oublie sa grandeur jusqu'à lui laisser apercevoir une passion dont sa fierté ne tarde pas à réprimer l'entraînement. Cette reine est, d'ailleurs, représentée dans tout l'éclat de la beauté et de la jeunesse, et, ce qui est remarquable de la part d'un poète espagnol de ce siècle, dans un drame où il parle de Marie Stuart comme d'une sainte martyre, c'est que son ennemie, l'auteur de sa mort, la terrible adversaire de la cause catholique, n'y est aucunement maltraitée. L'œuvre de Philippe IV, ou de Cuello n'a, comme on le voit, aucun rapport avec la j^ a tragédie de Thomas Corneille, composée beaucoup ^3f-p plus tard.

D. Juan Bautista Diamante, par une circonstances ^ue siugulière, a obtenu en France une célébrité que n^^^ie justifie pas la valeur de ses ouvrages. Voltaire ^^^^-e, frappé des ressemblances qui existent entre le Cic^^Hd de Corneille et une pièce de ce poète. Le Vengeur dU son père, (el hourador de su padre,) a cru que notr grand tragique avait imité l'auteur espagnol, et l'appui de cette assertion, il a traduit de nombreu fragments de la prétendue œuvre originale. Le fâ' est qu'au contraire, Diamante, contemporain de Coi neille, mais écrivant après ce grand homme, U a emprunté son plan, ses personnages, toutes l»

scènes importantes qu'il a, non pas imitées, mais traduites à la lettre. Il s'est borné à substituer au beau et noble dénouement du drame français un dénouement parfaitement ridicule. Cl^imène, persuadée que Rodrigue va être conduit au supplice, pénètre dans son cachot, le défend, l'épée à la main, contre les gardes qui leignent de vouloir l'emmener, et avoue enfin son amour en présence du roi et de D. Diègue qui, ayant inventé cette comédie pour la mettre à l'épreuve, se sont cachés dans un coin de la prison d'où ils assistent, en éclatant de rire, aux emportements de l'héroïne. Le style est au niveau de cette "burlesque conception. Diamante, dans le Siège de ^amora^ a imité la seconde partie de la Jeunesse du Cid de Guilen de Castro : là, il est resté moins loin de son modèle, mais il n'égale pourtant ni sa verve, ni sa chaleur, ni son énergique naïveté si bien appropriée à la peinture de cette époque reculée du moyen âge. On a encore de lui, et c'est peut-être ce qu'il a fait de mieux, Ib, Juive de Tolède, dont le sujet a souvent été traité sous diverses formes par les poètes espagnols : ce sont les amours du roi Alphonse VIIl deCastille avec la belle Rachel que les grands, irrités de l'influence qu'elle exerçait sur ce prince, mirent à mort en l'absence de son royal-amant. Il y a, dans ce drame, de l'intérêt, des caractères bien tracés, des situations touchantes et quelques morceaux d'une assez belle poésie. Rien, cependant, n'y est suffisamment remarquable pour que nous croyons devoir nous v arrêter.

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