UN AUTRE HOMME
» Madame, le maître d'hôtel vous baise les main^ ^^-7^ » et me charge de vous dire qu'il a besoin au mo— .^3, » ment même de l'argenterie et des autres objets d» ^^^ ' » table qu'il vous a prêtés.
D. MARCOS
» Qu'est-ce que cela veut dire?
ISIDORE
» Permettez...
L'HOMME
» Madame, j'ai ordre d'emporter sur-le-chainap » cette argenterie. Vous l'aviez demandée, je crois, » pour deux jours, et en voilà plus de cinq que vous »• la gardez.
D. MARCOS
» Comment, l'emporter ? elle m'appartient.
L'HOMME
» A vous? la plaisanterie est excellente. Je m'en » rapporte aux armoiries qui y sont gravées.
D. MÂRCOS.
» Ce sont les armes de la maison d'Avisor.
L'HOMME
» Si VOUS avez perdu la tête, je n'ai pas de temps ^ <3e reste.
D. MARCOS
58> Moi, perdu la tête I Insolent, si j'avais ici une ' grande épée, je t'aurais déjà fendu la cervelle. Mon sirgenterie, voleur I
L'HOMME
:>5> Calmez-vous, ou j'irai chez mon maître chercher cjuatre laquais qui viendront.
ISIDORE
5^ A quoi bon ? Prenez tout, et que cela finisse. Peu xn'^importe le reste pourvu que j'épargne un déplaisir àD. Marcos.
D. MARCOS
^ Comment, on emporte l'argenterie ?
D. AUGUSTIN (le préleodu neveuj.
^ Monsieur, comme le muletier qui apporte de Séville les coffres où est ren fermée notre argenterie n'était pas encore arrivé, il a fallu emprunter celle-ci pour faire les honneurs de la maison de ma
"^ tante. Patience, il ne peut pas tarder plus de deux
•^ jours.
D. MARCOS
> D. Agapet, qu'est-ce que cela signifie ?
D. AGAPET
» si l'autre argenterie est en chemin, que vous "^ importe? Nous mangerons dans des plats d'argile, ^ comme aux temps primitifs.
D. MARCO S
» Bonté divine ! Qu'est-ce que ma maison a pu » faire contre le roi pour être ainsi mise au pillage? » Buvons, si pourtant il nous reste des v rres ou » quelque chose qui en tienne lieu.