ASCAGNE
» Vous avez raison.
GONSALVE
» L'entretien des prisonniers blessés pendant une » aussi longue guerre s'élève à un million et demi. ■••' J'ai employé deux autres millions à faire dire des » messes pour que Dieu nous donnât bonne chance, » car sans le secours de Dieu, rien n'est possible. » Trois millions en prières pour les morts.
D. FABRICE
> Pour les morts ?
GONSALVE
» Sans doute : ceux qui meurent à la guerre n'ont- » ils pas subi sur cette terre, dans un pénible métier,
» un purgatoire assez rigoureux pour mériter qu'on » ne les laisse pas dans l'autre?