‹ Essai sur le théatre espagnolChapitre 3 sur 61 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

d'écrivains, tant français qu'appartenant à d'autres nations, se fussent essayés sur le sujet qui y est traité, aucun ne l'avait embrassé dans son ensemble et qu'il restait à cet ép^ard quelque chose à faire. Je crois qu'il en est encore ainsi.

Me trouvant de loisir et cédant aux conseils d'amis éclairésdes lettres espagnoles, rencontrant d'ailleurs des facilités qui, autrefois, m 'avaient fait défaut, jeme décide à mettre au jour un livre que je crois pouvoir être de quelque utilité. Je me suis demandé si je ne le remanierais pas en tenant compte des modifications qu'un demi-siècle a pu apporter dans le ton et les habitudes de la critique. Après y avoir mûrement réfléchi, j'y ai renoncé. A quatre-vingts ans passés, on risque, en essayant de perfectionner ce qu'on a écrit à l'âge où les facultés sont dans toute leur force, de l'énerver, d'en atténuer la valeur sans y apporter une valeur nouvelle. Il y en a plus d'un exemple. Mon ouvrage paraîtra donc, sauf d'insignifiantes rectifications et quelques notes explicatives, tel qu'il était en 1840.

Louis DE VIEL-CASTEL.

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