‹ Essai sur le traitement de l'iodisme par l'extrait de BelladoneChapitre 14 sur 28 · AA : RAS · texte numérisé non relu

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de gastralgie ; la sécrétion urinaire est très abondante et atteint trois à quatre litres par jour.

Le 22 décembre 4884, M. Aubert me conseilla de porter la dose de L'iodure à trois et quatre grammes par jouren y ajoutant des pilules d'extrait de belladone, pour faciliter la tolérance.

Le soir, Je fais prendre une pilule de 5 centigrammes d'extrait de belladone et le 23 deux pilules semblables, l’une le matin et l’autre le soir.

Le 24, après le repas de midi, je fais prendre une nouvelle pilule et 2 grammes de KI, en solution ; une demi-heure après l'ingestion du médicament il survient, une saveur salée avec légère augmentation de la sécrétion salivaire, mais absolument rien autre; ni coryza, ni larmoiement, ni aucun symptôme pénible.

Le 25, une pilule et trois grammes de K I ; même tolérance ; la saveur salée persiste seule, ainsi que l'augmentation de la sécrétion urinaire.

Le 26 décembre, une pilule et quatre grammes de KI.

Pendant trois semaines les quatre grammes sont countinués avec adjonction d’une pilule; la tolérance reste complète, et plus de 90 grammes de K I ont pu être pris sans le moindre inconvénient.

Comme contrôle, vers la fin du mois de février, je fais prendre deux grammes de K 1, sans adjonction de belladone, et tous les symptômes pénibles observés la première fois réapparaissent.

Cette observation montre bien que, chez un même malade, on a constaté de l'intolérance quand K T était donné seul; qu'avec l’adjonction de belladone il était supporté, et que de nouveau, à un mois d'intervalle, seul, il causait des accidents.

OBSERVATION II (Personnelle)

Ataxie locomotrice. lodisme: Traitement par la belladone

P... Joseph, courtier en vins, né à M... (Isère). Entré à l’Hôtel-Dieu, salle Saint-Augustin, lit n° 34, le 27 octobre 1894,

Antécédents héréditaires : nuls.

Antécédents personnels : Chancre induré il y à 20 ans; traitement mercuriel pendant 15 jours seulement : depuis lors aucun accident consécutif.

Il y a dix-huit mois,le malade a commencé à avoir du ptosis et peu après des douleurs fulgurantes en ceinture ; incoordination dans la marche qui a considérablement augmenté en quelques mois.

Actuellement les deux paupières supérieures retombent presque complètement, amenant l’occlusion des globes oculaires ; les deux moteurs oculaires communs sont paralysés : le malade ne peut mouvoir les yeux en haut, en bas, ou en dedans ; l’œil gauche est surtout atteint.

Dijatation pupillaire moyenne, égale des deux côtés ; pupille immobile à la lumière et à l'accommodation; la vue à baissé beaucoup depuis quelque temps.

Les membres inférieurs présentent une incoordination motrice absolue, quand le malade.veut marcher ; il ne peut placer ses pieds dans la situation qu’on lui indique; s’il essaye de marcher, il lance les jambes en avant, et le talon frappe brusquement le sol ; l’occlusion des yeux exagère l’incoordination. — Sensation de {apis épais sous la plante des pieds.

Les douleurs sont toujours intenses.

Réflexes rotulien, crémastérien abolis. Quelquefois légère incontinence d'urine.

Troubles de la sensibilité nuls.

Rien au poumon, — rien au cœur.

Nuage très léger d’albumine par la chaleur.

Le

Traitement : On lui donne 2 grammes d’iodure de potassium, et on le pend dès le premier jour (27 octobre).

Le 4°" novembre, dans la soirée, le malade, qui depuis la veille a du larmoiement, de la céphalée, du coryza, de ‘la salivation, accuse une grande gène pour respirer ; sa voix est rauque, un peu éteinte ; paupières rouges æœdématiées ; la salive coule dans sa barbe. |

Dans la nuit, la suffocation augmente ; il respire bruyamment ;|tirage, cornage ; en somme signes d’œædème de la glotte : dans la nuit, l’interne lui fait appliquer des éponges chaudes sur le cou.

L'état est inquiétant.

Le 2 novembre, la suffocation persiste ; respiration pénible : voix éteinte : tirage, cornage.

L'iodure est naturellement supprimé.

Les symptômes oculaires, buccaux ont augmenté d'intensité, ainsi que le coryza.

Par l'acide azotique, les urines révèlent un précipité abondant d’albumine (4 grammes).

Examen du larynx impossible.

Jusqu'au 6 novembre, tous les symptômes (même l’albuminurie) s’amendent.

A ce moment, on donne au malade 2 grammes d’iodure avec 0 gr. 04 d’extrait de belladone,

- Le 8, la dose est élevée à 4 grammes ; quelques signes d’intolérance apparaissent (coryza œdème des paupières) le 9 ; on donne alors 0 gr. 06 de belladone,

Le 7 novembre, rien à signaler; pas d’albumire dans les urines.

Le 23 novembre, l’iodure, bien supporté pendant tout ce temps, est supprimé.

Le 44 février, reprise de l’iodure seul (2 grammes), pas d’albumine.

Le 18 février, À gramme d’albumine par litre. — Quantité d’iodure portée à # grammes.

ce

G. PETGES.

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