‹ Essai sur le traitement de l'iodisme par l'extrait de BelladoneChapitre 13 sur 28 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Action de la belladone contre l’intolérance iodique. Observations

L’alcaloïde de la belladone est employé dans beaucoup de circonstances, on le sait, ponr tarir les sécrétions. Sydney-Ringer (1), le premier, l’employa contre les sueurs profuses; MM. Dufour et Daujat (2) l'ont employé avec succès chez des aliénés contre le Ptyalisme, la bronchorrhée, l’épiphora, après Moreau de Tours et Gubler. M. Gauch (3) a vu que la belladone rend la coloration normale et fait disparaître l’albumine de l’urine chez les saturnins.

Théoriquement l’idée de M. Aubert élait donc acceptable; la pratique est venue donner son appui à la théorie ou plutôt à de premiers essais empiriques.

(4) The Practilioner, octobre 1872.

(2) Thèse de Lyon, 1881, n° 87, Daujat.

(3) Gaucu : Thèse de Lyon, 1881, Traitement de la colique de plomb par la belladone.

RON) res

Dans sa communication de 1885, M. Aubert déclare que dans trois cas bien nets d’intolérance nasopharyngienne, l’adjonction de belladone a donné de très bons résultats ; ces trois observations ont été malheureusement égarées ; leur valeur n’en subsiste pas moins : « A l’aide de cet artifice, l’iodure a été parfaitement toléré par des sujets qui, jusqu'alors, avaient été dans l’impossibilité de le supporter. »

En 1887, il apporte deux nouveaux cas fort nets, dont l’un lui est signalé par un de ses confrères, et que nous citons :

OBSERVATION I (Lyon médical, 1895).

Le 10 août 1884, première administration de l'iodure de potassium à la dose de 0 gr. 50, pris immédiatement après le repas. À peine 20 minutes après l’injection du médicament, il survint une sensation de chaleur et de sécheresse à l’arrière-gorge, puis dans les fosses nasales. Peu après commence une sécrétion salivaire abondante et de saveur salée très désagréable. Au bout d’une demi-heure environ, il s'établit un coryza intense avec une sensation de cuisson pénible ; le nez rougit à l'extérieur, la conjonctive s’injecte, i] survient du larmoiement ; la sensation de chaleur au pharynx devient insupportable. Tous ces symptômes persistent pendant 8 à 10 heures avec la même intensité. Le lendemain, après des mictions abondantes, les accidents ci-dessus s’atténuent.

Les 11, 12 août, mêmes doses, mêmes symptômes.

Le43 la dose est élevée à À gramme ; les symptômes sont à peine plus intenses.

Pendant les 42 jours qui suivent, la quantité est maintenue sans que la solérance s’établisse; il survient même alors un peu

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