‹ Essai sur le traitement de l'iodisme par l'extrait de BelladoneChapitre 4 sur 28 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis que l’iodure de potassium est employé en médecine, on a consacré beaucoup de travaux aux symptômes et à la pathogénie de l’iodisme. Il nous a paru cependant que les praticiens considéraient comme trop négligeables ces symptômes : habitués à ne voir en eux que de simples inconvénients (larmoiement, salivation, coryza, etc.), ils ne redoutent guère les accidents sérieux, qui, sans être très fréquents, ne laissent pas que d’être redoutables et dignes d'attention, si l’on réfléchit aux indications multiples de l’iodure de potassium, l’un des médicaments les plus employés.

Les nombreuses tentatives de pallier à lintoxication iodique sont restées jusqu'ici sans résultat réel et le médecin prudent est maintes fois obligé de suspendre une médication, qui pourrait être fort efficace, dans la crainte de nuire au malade qui réclame ses soins.

C’est une ressource évidemment peu digne d’une thérapeutique rationnelle, et l’on à, sans nul doute, le devoir de chercher à combattre efficacement les ennuis ou les dangers de l’iodisme.

andre

Tel est le but de ce travail; l’idée fondamentale qui le guide appartient à M. le D' Aubert, ex-chirurgien major de l’Antiquaille, ainsi que le montrera le chapitre IT. Malgré sa valeur, la méthode de M. Aubert ne s’est pas répandue; dans quelques traités, il est vrai, elle est relatée, mais surtout combattue; nous avons été surpris de voir qu'à Lyon même, des médecins fort distingués l'ignoraient, tandis qu’en Amérique elle était connue, ainsi que le prouve une observation citée dans le cours de cette thèse. |

Sur les conseils de M. le professeur agrégé Roque, il nous à paru intéressant d'étudier le mode d’action de la belladone dans l’'iodisme. Les observations que nous ajoutons à celles de M. le D' Aubert, démontrent la valeur de son idée.

Mais tandis que dans ses deux communications à la Société des Sciences médicales de Lyon il ne visait que le coryza, le larmoiement, la salivation, nous avons cru remarquer que la belladone agit efficacement contre d’autres symptômes de l’iodisme, la céphalée, l’albuminurie, les œdèmes, en particulier l’œdème de la glotte, les éruptions cutanées par exemple.

Mais en thérapeutique, la constatation d’un fait ne suffit pas, il faut en outre chercher à l'expliquer. Aussi avons-nous essayé de montrer le mécanisme physiologique du traitement de M. le D' Aubert, après avoir apporté quelques preuves nouvelles en faveur de sa méthode.

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