‹ Essai sur le traitement de l'iodisme par l'extrait de BelladoneChapitre 9 sur 28 · TÉGUMENT EXTERNE · texte numérisé non relu

TÉGUMENT EXTERNE

On ne peut attribuer une grande importance au cory5a iodique léger; le coryza intense lui-même est tout au plus un désagrément. Pourquoi cependant ne pas songer à le supprimer? Les publications médicales n’offrent-elles pas constamment de nouveaux moyens de traiter le vulgaire ( rhume de cerveau »? Aucun médecin ne songera assurément à priver un syphilitique des bienfaits de l’iodure parce qu’il a du coryza, mais les malades n'aiment pas, avec raison, les médicaments qui leur causent des ennuis, et certains sacrifient sans hésiter à un bien-être passager les bienfaits d’un médicament qui serait indispensable contre leur affection première, dont, bien souvent, ils méconnaissent la gravité. Plusieurs fois nous en avons eu des exemples.

Bien plus redoutable est l’'ŒDÈME DE LA GLOTTE; si sa fréquence est moindre, elle est certes bien compensée par les terribles résultats qu’il produit : les exemples suivants le prouvent :

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Un jeune homme (rapporté par Nélaton) (1) atteint de mal de Pott, qui subit une injection de teinture d’iode dans un abcès par congestion, présenta de l’æœdème de la glotte ; Nélaton craignit de devoir pratiquer la trachéotomie.

Dans un autre cas, le même auteur vit un accident semblable chez une femme, après qu’elle eut absorbé un gramme d'iodure de potassium.

Dans sa thèse, M° Bradley réunit douze cas analogues, parmi lesquels deux morts.

Depuis, MM. Huchard (2) et Legendre ont observé un ataxique, qui n’échappa à l’œdème de la glotte qu'après la trachéotomie. M. Huchard cite aussi une malade (anévrysme de l'aorte) qui présenta un œdème pulmonaire intense; 1l se dissipa par la suppression de l’iodure.

Un jeune homme, dont l'observation est rapportée par Feenwick (3), ayant absorbé, pendant deux jours consécutifs, dix grains d’iodure, présenta des pustules, une éruption papuleuse de l’albuminurie et un œdème de la glotte, tel que la trachéotomie fut nécessaire, « malgré, dit l’auteur, l'emploi combiné de l’iodure avec le bicarbonate de soude qui, cela a été bien établi, diminue grandement les chances d’iodisme. »

Heymann (4), en 1892, cite le fait suivant :

(4) Journal de chimie médicale, 1854.

: (2) Union médicale, 1885, p. 109 (Société méd. des Hôpitaux, 22 mai). (3) The Lancet, 1875, 13 novembre, p. 698.

(4) Deutsche med. Woch, n° 51, 1892.

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OBSER V ATION

(Heymann. — Larynxædem durch Ilodkaligebrauch)

Homme de 27 ans. Syphilitique, ayant subi des frictions mercurielles, présentant des lésions spécifiques au pharynx et au larynx. Ou jui prescrivit de prendre par jour {rois cuillerées d'une solution de KI au 4/100. Consécutivement, éruption acnéique. Violent accès de dyspnée. L'examen montra que le larynx était violacé; les cordes vocales œdématiées ; les parties sous-glottiques et la paroi postérieure du pharynx étaient cyanosées, épaissies à un tel point que la lumière du larynx était réduite à très peu de chose.

Nous avons eu connaissance, il y a deux jours à peine, de la thèse de M. Trouchaud (1); nous y trouvons un bel exemple d'œdème, non du larynx, mais du pharynx et des paupières; nous le citons cependant :

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