‹ Essai sur Le Traitement des Brucelloses par les Dérivés SulfamidésChapitre 23 sur 25 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Le problème si déconcertant de la thérapeuti-

“que de la fièvre ondulante, maladie qui prend de

jour en jour plus d'importance n’est pas encore résolu. La multiplicité des méthodes curatives actuellement utilisées suffirait à faire douter de la totale efficacité d’une seule. es

La chimiothérapie des maladies microbiennes a pris récemment une valeur considérable à la suite de l'apparition des dérivés Sulfamidés. Il était tentant d'appliquer cette méthode nouvelle de traitement aux brucelloses, nous avons essayé de préciser les résultats obtenus.

2 Le sulfamide — (1162F) — est actif « in vitro » sur le brucella abortus. Il est également actif « in vivo » semblant faciliter et accélérer les processus normaux de défense de l'organisme. Cependant, la guérison bactériologique semble nécessiter des doses voisines de la dose toxique.

ES expérimentation dans la brucellose humaine

des divers dérivés sulfamidés a donné des résultats favor ables, bien qu’extrêmement variables et incons-

{ants, toujours difficiles à apprécier. Cette variabi-

PR à, RE

lité semble conditionnée par certains facteurs parmi lesquels il est possible d'agir :

la dose: doses moyennes ou même assez fortes : le choix d'un médicament plus actif (1162F ou 693 M. B.), ou d’un autre dérivé voisin qui montrerait une activité spécifique plus grande ; la précocité du diagnostic et du traitement.

la durée de celui-ci.

4° Les accidents dus à la thérapeutique sulfamidée sont nombreux, mais généralement assez bénins. Ils ne semblent pas prendre une physionomie ni une fréquence particulière dans la fièvre ondu- Jante. Ils nécessitent une surveillance spéciale, mais limitent assez peu les indications des sulfamides. Seuls les malades présentant une formule sanguine

anormale ou une tare viscérale importante n’en

pourront bénéficier.

5° Les dérivés sulfamidés pourront être utilisés dans tous les cas où la chimiothérapie semble indi- quée : traitement précoces, formes graves, formes prolongées, formes anergiques. :

En somme, il s’agit là d’ une méthode intéressante par ses résultats, son innocuité relative, qui peut

prendre place à côté des autres méthodes auxquelles

on peut reprocher leur inefficacité (chimiothérapie,

thérapeutiques. biologiques diverses), ou leur dan- :

ger (endoprotéinothérapie). . Le ss

Si cette thérapeutique ne nous semble pas encore ms

avoir la valeur d’une chimiothérapie spécifique, Les : résultats déjà obtenus nous laissent espérer qu'une : 7. ee se avec les a sulfa- SR

Page 1