‹ Essai sur le traitement des ulcères gastro-duodénaux par certaines méthodes d'organothérapieChapitre 13 sur 20 · AP EE · texte numérisé non relu

AP EE

CS

Les incidents sont rares et anodins : on constate parfois l'apparition de placards urticariens douloureux au point de l'injection et même de l’œdème facial ; ces phénomèênes analogues aux accidents sériques sont faciles à éviter par ingestion de peptone et de chlorure de calcium. Quelquefois les premières piqûres sont suivies d’une vive douleur au creux épigastrique, à tel point que les malades veulent cesser le traitement, mais à la seconde ou à la troisième injection toute douleur, même spontanée, disparaît.

Le recul du temps manque encore pour juger de la valeur absolue du traitement, puisque les premières observations ne remontent guère à plus de trois ans ; on sait, d'autre part, que certains ulcéreux ont des périodes d’accalmie de cinq, six ans et même davantage, avant que survienne une nouvelle poussée ulcéreuse.

Pour juger de la valeur d’une méthode de traitement des ulcères gastro-duodénaux, il faut toujours tenir compte de deux facteurs différents : les résultats obtenus sur la poussée aiguë, d’abord, et l’action du médicament sur la répétition des accès, ensuite.

Disons tout de suite que certains malades traités ont déjà récidivé, et certains, moins de six mois après le début du traitement.

Mais sur la poussée évolutive, l’action de l’angioxyl est plus facile à observer, et l’on est obligé d'apprécier la constance et la rapidité de ses effets. Voici comment la juge le docteur A. Bernard, dans le numéro du 4 décembre 1932, du Journal des Sciences Médicales de Lille :

« Sur dix-sept cas, treize malades (76 %) ont été améliorés de la quatrième à la huitième injection. Quand nous

disons améliorés, nous disons cessation de la douleur même minime, après les repas, retour de l’appétit et reprise du poids.

« C’est la rapidité de la disparition de la douleur et, comme corollaire, des autres phénomènes, qui nous a frappé : en quatre à huit jours, le malade ne sent plus son estomac, n’est plus obligé de prendre de poudre saturante et peut dormir les nuits complètes.

« Quatre malades (24 %) n’ont ressenti qu’une amélioration lente peu accusée donc, ou nulle.

« Ces quatre insuccès comprennent trois ulcères duodénaux et un ulcère pylorique. »

On a vu que, parmi les observations que nous avons citées, le cas d’ulcère duodénal avait été relativement peu amélioré.

Tandis que Dimitracoff cite de nombreux cas d’ulcères duodénaux, guéris par l'extrait pancréatique désinsuliné, nous avons remarqué, pour notre part, que ces derniers étaient beaucoup plus rarement influencés que les ulcères gastriques.

Les ulcères d'évolution récente sont également plus sensibles au traitement que les ulcères anciens.

Quant à l’explication des effets thérapeutiques obtenus, elle ne peut être donnée actuellement avec zertitude.

« L'action sur la douleur gastrique, dit Dimitracoff, doit être probablement régie par le même mécanisme qui agit dans les différentes névralgies : angines de poitrine, névralgie sciatique, douleur dans les artérites, L'effet analgésique survient de la troisième à la quinzième injection. Cette action antinévralgique fait dire

LUN 0 MONTRE RRrE il CR

Page 1