‹ Essai sur le traitement des ulcères gastro-duodénaux par certaines méthodes d'organothérapieChapitre 12 sur 20 · LS TRE · texte numérisé non relu

LS TRE

OBSERVATION VI. — Ulcus jéjunal probable

Le 6 novembre 1931. M. B..., Maurice, 35 ans, chauffeur de taxi, a subi, en 1929, une gastro-entérostomie pour ulcère du pylore, puis en mars 1931 une exclusion pylorique.

Il y a trois mois, a eu une hématémèse abondante.

Souffre de douleur épigastrique, survenant dix à trente minutes après la fin des repas. Aurait souvent de la diarrhée, et parfois des selles noires. Douleur la nuit. À eu paludisme et dysenterie à Salonique.

Examen somatique : cœlialgie faible, douleur à gauche de l’ombilic.

Radiographie : évacuation totale en deux heures, par la bouche de gastro-entéroanastomose. Rien autre de particulier.

Traitement : régime + angioxyl.

Le 11 décembre 1931. A reçu dix-huit injections d’angioxyl. À été très soulagé à la cinquième piqûre. Ne souffre presque plus. Selles formées. Dort bien. Mange bien.

Le 29 janvier 1932. A reçu dix-huit nouvelles injections. Plus de douleur, mais seulement un peu de gêne épigastrique et salivation abondante (réflexe gastro-salivaire). Selles formées, bon appétit, a grossi de plus de ? kilos.

Il n’est pas besoin de citer d’autres observations de malades traités par les injections d’angioxyl ; les précédentes qui comprennent quatre ulcères gastriques, un ulcère duodénal et un ulcère jéjunal ont été choisies spécialement parce qu’elles reflètent l’allure générale de la majorité des cas d’ulcères traités par les injections d’angioxyl.

Le traitement consiste en injections quotidiennes intramusculaires d une ampoule de ? centimètres cubes d’angioxyl ; les séries sont de douze injections séparées par un intervalle de quinze à vingt jours ; les malades reçoivent en général deux séries, rarement trois ou plus.

Page 1