EXAMINATEURS DE LA THÈSE
PIERRET, Président; M. BOYER, Assesseur :
MM. COLLET et P. COURMONT, Agrégés.
La Faculté de médecine de Lyon déclare que les opinions émises dans les Disserta-
tions qui lui sont présentées, doivent être considérées comme propres à leurs auteurs et quelle n'entend leur donner ni approbation ni improbation.
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Depuis longtemps on critique la thèse, que beaucoup considèrent comme une simple formalité universitaire et non pas comme une œuvre scientifique résultant de la collaboration du maître et de l'élève.
On peut assurément faire pour la plupart des thèses la remarque d'E. Laurent : « Il faut pour traiter de telles matières une longue expérience scrientifigne, des recherches et des éludes nombreuses, ef surtout la maturité d'esprit ».
Cependant la thèse doit subsister, sinon comme témoigage du savoir — nécessairement limité — de l'étudiant, du moins comme témoignage public de reconnaissance.
Les premières pages de l’opuscule sont souvent les plus personnelles et les plus sincères. |
Pour nous, c'est un devoir et un plaisir de nous rappeler la part prise par chacun dans notre éducation médicale.
Etant externe et interne suppléant des hôpitaux, nous avons été d'abord dans le service de M. Cordier, à l’Antiquaille ; puis dans celui de M. Vincent, à la Charité.
Ensuite nous avons eu l'honneur d'entrer dans la clinique de M. le professeur Lépine, pendant le semestre d'hiver où il fait ses lecons si instructives.
Nous nous rappellerons toujours avec quelle douceur et quelle aménité il nous apprenait la technique médicale, la percussion, l'auscultation, la manière de comprendre une observation comme une description générale de tout le malade, en même temps qu'il mettait à la portée des jeunes étudiants les questions les plus difficiles de la pathologie.
M. Rabot dans son service si varié nous enseigna, au lit du vieillard ou de l'enfant, ce que son expérience per-sonnelle lui avait montré. Il nous apprit à nous méfier des doctrines officielles, qui souvent ne rencontrent créance que parce qu’elles ne sont pas contrôlées.
Nous avons fait un trop court séjour chez M. le P*' Laroyenne, où MM. Condamin, Repelin et Quincieu nous ont accueilli avec leur affabilité habituelle.
Nous avons débuté en médecine mentale dans le service de M. le D' Rousset. Il fut pour nous un guide qui, sans cesse questionné, nous renseignait toujours avec plaisir.
M. le D' Viallon, avec sa bienveillance souriante, nous apprit les formes particulières et complexes que prend l'aliénation chez la femme.
Tous deux nous ont permis de prendre dans leur service observations et pièces anatomiques, qui ont fait Pobjet de diverses publications.
MM. Alombert, Papillon et Royet en voulant que nous les considérions comme des aînés, savent qu'ils se sont acquis notre estime et notre amitié.
Enfin, M. le P' Pierret nous fit envisager la psychiatrie comme un chapitre de la pathologie générale en nous montrant que la plupart des psychoses sont le résultat d'intoxication et d'infection chez des cérébraux.
Il nous a inspiré le sujet de cette thèse, nous a guidé, nous a prodigué des encouragements et des marques de sympathie dont nous serons toujours reconnaissant. Il nous a autorisé à travailler dans son laboratoire sous la direction de M. Taty, chef des travaux, qui est pour nous un maître et un ami n'épargnant ni sa peine, nt son temps, pour nous instruire el nous aider.
À mes amis Georges Collet, Jules Bertier et Jeanty, je suis heureux de pouvoir donner ici une nouvelle preuve d'affection; nous nous sommes rendu compte que rien ne resserre davantage les liens de l'amitié que le travail à la même table et dans le même but.
https //archive.org/details/IA41552401 0002
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