‹ Essai sur les AstringentsChapitre 19 sur 22 · ENS · texte numérisé non relu

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1° Dans les laryngites chroniques simples, on a insufllé de de l’alun, du zinc, du tannin (Krishaber) ;

2° Dans les laryngites chroniques tuberculeuses, on a employé les mêmes substances sous forme de pulvérisation. Guéneau et Trousseau touchaient les granulations tuberculeuses avec la solution des substances déjà citées.

Dans la bronchite capillaire, la bronchite chronique, la bronchorrée, le ratanhia, le cachou, le tannin ont été employés.

Dans la phtisie pulmonaire, Woillez a préconisé beaucoup le tannin. Mais nous devons dire que nous avons vu employer cette substance sans grand succès. Le plomb a également été employé. (Les astringents peuvent être utiles contre les sueurs, les diarrhées, l’expectoration des phtisiques.)

On a aussi employé les astringents dans les pneumonies lentes à se résoudre.

III. MALADIES DE L'APPAREIL CIRGULATOIRE. — Dans les anévrysmes, le plomb a été beaucoup employé et préconisé par Dupuytren et Breschet ; le perchlorure de fer a été injecté par Pravaz, le premier, pour: produire la coagulation du sang.

Le tannin a été aussi employé.

Dans les varices on a donné le perchlorure intus et extra.

Dans les fumeurs érectiles, en injections et en applications.

Dans les hémorrhagies (hémoptysies, épistaxis, métrorrhagies, entérorrhagies, milœna, hématémèses), tous les astringents ont été essayés, mais on doit leur préférer des agents plus énergiques et plus efficaces, tels que l’ergotine. :

IV. MALADIES DE L'APPAREIL DIGESTIF.— Dans les angines, on donne des astringents dès le début pour les faire avorter ; à la fin, pour chasser l’œdème. L'alun est surtout très employé, associé au miel rosat.

Dans les angines chroniques, dans les angines couen-

dep neuses, l’alun et le vinaigre pourront rendre des services (Trousseau et Bretonneau), le tannin en solution alcoolique au cinquième ou en insufllation, en alternant avec lalun chaque quart d'heure (Loyseau).

Dans les stomatites, les gingivites, on a employéle ratanhia.

Dans la pharyngile granuleuse, Trousseau se servait de la solution de tannin à 1 pour 500 en pulvérisation.

Dans la gastrite, la gastralgie, la gastrorrhée, on à employé les astringents, mais sans grand succès. Ils peuvent être très utiles dans la dyspepsie atonique. On emploie surtout le cachou, qui n'irrite pas l’estomac.

Dans la diarrhée et la dysenterie chronique, on sait combien l'emploi des astringents est répandu et peut être efficace.

C'est surtout le bismuth qui est employé soit en potions, soit en lavements.

Le plomb l’est aussi en lavement.

Le cachou et le ratanhia sont prescrits également.

Dans les fissures à l'anus, les mèches, les suppositoires et les lavements au ratanhia ont une efficacité toute particulière.

Dans les hémorrhoïdes, on a employé les suppositoires au tannin, le glycérolé au bismuth, le plomb en lotions, le perchlorure de fer en lavement, à X ou XV gouttes de perchlorure dans les hémorrhagies abondantes des hémorrhoïdes. C’est un traitement efficace, mais très douloureux.

V. MALADIES DES ORGANES GÉNITO-URINAIRES. — Albuminurie. — Le tannin a été donné aux doses de 2 à 4 grammes dans cette maladie (Garnier, de Nantes, et Gestin, de Brest), et on en aurait obtenu de bons résultats ; toutefois nous ne croyons pas à une grande efficacité de sa part.

Dans la blennorrhagie, la blennorrhée, on emploie couram-

ment les injections à l’alun, au bismuth, au tannin, au sulfate de zinc.

Dans la vaginite, la leucorrhée, la laxité du vagin, ces substances sont également indiquées.

Les ulcères du col, les fongosités ont été traités par des crayons au tannin(Becquerel) ou par des applications locales de poudre d’alun.

Dans le catarrhe vésical, on s’est servi d’injections tanniques dans la vessie; nous préférons les lavages à l'acide borique.

VI. MALADIES GÉNÉRALES ET INFECTIEUSES. — Dans la fièvre typhoïde, on a combattu par les astringents les hémorrhagies intestinales et la diarrhée excessive des convalescents par atonie.

Variole. — On a voulu faire avorter les pustules par des applications de pommade au tannin.

Le perchlorure a été donné dans les formes hémorrhagiques.

Rougeole. — Les astringents ont été prescrits dans la bronchite grasse pour tarir la sécrétion.

Diphtérie. — Les astringents ont été aussi employés, surtout le perchlorure, et ont été utiles dans bien des cas.

Choléra. — Dans le choléra, on a prescrit les astringents sous toutes les formes : le plomb, le bismuth, le ratanhia, le cachou.

Dans l'infection paludéenne, les astringents ont rendu quelquefois de réels services.

Dans la fièvre bilieuse hématurique, notre Maître, M. le docteur Bérenger-Féraud prescrivait du vin au tannin.

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