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EMPLOI THÉRAPEUTIQUE DES ASTRINGENTS

Le mode d'action physiologique peut-il devenir la règle des indications thérapeutiques? Non, aujourd’hui et d'une façon générale, car pour cela il faudrait être certain de l'action physiologique, du mode de cetle action et surtout du mode morbide.

Isdications générales

Cependant l’action physiologique est une indication dans quelques cas, notamment pour les agents qui nous occupent. . Nous aurons donc à les employer :

1° En tant qu'astringents, contre tous les flux, congestions, hémorrhagies, c’est-à-dire les modes morbides élémentaires du plus grand nombre des maladies ; ;

2° En tant qu hémostasiques, dans toutés les maladies où la circulation est trop active et où elle menace de produire des phlogoses ;

3° En tant qu'antiseptiques, dans toutes les maladies virulentes.

Commè on le voit par cette énumération, il y aurait bien peu de maladies dans lesquelles la médication ne serait pas utile, et pourtant il faut bien reconnaitre, avec Trousseau,

qu’une thérapeutique qui ne serait basée que sur ces agents serait une thérapeutique bien pauvre et bien précaire.

Les astringents ne sont pas des médicaments héroiques, mais des agents contre des accidents, des symptômes, en un mot, ils ne peuvent constituer qu’une thérapeutique symptomatique.

Ainsi ce serait faire de l'iatro-mécanisme que de les employer dans tous les cas de phlosose, dans toutes les congestions et les fluxions. Dans la plupart des cas, il vaut mieux s'adresser à la cause qu’au fait lui-même, et ce ne sera guère que dans la période chronique de ces phlogoses, que les astringents pourront être de quelque utilité, alors que les vaisseaux n’ont plus aucun ton et ne peuvent plus réagir pour mettre obstacle à la stase sanguine qui se produit.

C’est alors que les astringents pourront être utiles dans les flux, les hémorrhagies, les hydropisies.

Pour les maladies pyrétiques, il en est de même, et nous possédons une foule de médicaments dont l’action sera plus directe et plus efficace que celle des agents astringents. Cependant on peut dire que ces derniers seront tout particulièrement utiles dans les maladies pyrétiques quis’accompagnent d’atonie, d’asthénie, ainsi que dans la période subaiguë ou chronique de ces maladies.

Il en est de même aussi pour les maladies virulentes, dans les résorptions purulentes et les septicémies, où la résorption peut être diminuée par les astringents, soit par la stricture vasculaire, soit peut-être par la tonification des hématies et des leucocytes, qui ne peuvent plus s’épancher, ni rentrer une fois épanchés (car ils ne peuvent plus ni glisser, ni se déformer), mais dans lesquelles nous avons des armes plus efficaces dans les antiseptiques puissants.

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Indications spéciales

I. MALADIES GUTANÉES. — Les astringents peuvent être très utiles, surtout au début, dans les traumatismes, contusions, entorses, etc.

Ils le sont surtout beaucoup quand il y a asthénie, que la résolution est languissante, ils donnent alors un coup de fouet au système nerveux.

Les phlegmasies de la peau, à la période subaiguë, réclament l'emploi des astringents (Devergie). Les bains de tan, la poudre de bismuth, les lotions saturnines, l’alun seront très efficaces. On les emploie dans l’impetigo, l'eczéma, les engelures, les gerçures du sein (où le ratanhia a réussi toat particulièrement), dans les ulcères atoniques (sur lesquels on applique des emplâtres saturnins); s'ils sont atoniques, les pommades au tannin peuvent être très utiles.

Les bourgeons charnus exubérants ou de mauvaise nature se traitent couramment par l’application de la poudre d’alun.

Dans les gangrènes, tous les tanniques sont utiles ; ils ont une triple action :

1° Antiseptiques en empêchant la résorption ; 2° Ils resserrent les vaisseaux ; 3° Ils tonifient les tissus autour de la partie malade.

Dans la pustule maligne, on à employé en applications topiques les feuilles de noyer écrasées.

Dans l’ongle incarné, le perchlorure de fer et l'alun calciné sont employés.

IT. MALADIES DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE. — Le coryza chronique à été traité par des prises de bismuth.

Les laryngites chroniques, l’œdème de la glotte ont été traitées aussi par les astringents :

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