PARIS
Chez Lcvavasscur et C‘">, éditeurs, rue Jacob, 14.
îtois préliminaire.
Prouver, dans les quelques pages qui suivent, l’utilité des bibliothèques administratives et donner des conseils sur leur composition et les moyens de les agrandir, tel a été le but de mon travail. Le sujet
que je traite m'a paru d’autant plus digne
d’étresignaléàl’attentiondu gouvernement,
des fonctionnaires et du public, qu’on ne * • s’cst pas assez occupé des bibliothèques au
point de vue que j’ai choisi, celui de leur
utilité pour l’exercice de l’administration.
Plusieurs travaux intéressans ont été publiés à diverses époques sur les bibliothèques publiques de Paris, des départemens et de l’étranger. On a donné le nombre et fait connaître les richesses de ces vastes dépôts de la science. Grâce à ces renseignemens, on sait que la capitale possède huit bibliothèques à l’usage du public et dont le contenu présente un total de quinze cent mille volumes j ce qui fait un volume et demi par habitant (1); on sait encore que les départemens ont en tout
deux cent quatre-vingts bibliothèques et que le total des volumes existant dans les bibliothèques publiques en France s’élève à environ douze millions ; ce qui fait à peu près un volume pour trois habitans. Des catalogues remarquables ont énuméré les richesses de plusieurs bibliothèques nationales, royales et même particulières; je u’ai pas besoin de les citer, ils sont suffisamment connus.
Mais on n’a jamais considéré les dépôts delivres sous le rapport unique du service administratif, on n’a pas fait connaître en détail et d’une manière complète ceux qui existent actuellement dans les ministères et les établissemens qui en dépendent. On n’a pas demandé la création ou le développement de ces bibliothèques comme
moyens et auxiliaires nécessaires de l’administration pratique. C’est le but que je me suis proposé. En un mot, j’ai voulu démontrer l’utilité des bibliothèques administratives, indiquer les bases de leur composi-
tion, ainsi que les moyens à adopter pour les augmenter, les tenir au courant et les compléter. J’ai présenté en même temps un tableau statistique des bibliothèques appartena- : aux ministères et à leurs dépendances, afin de montrer que les premiers élé— mens de ces utiles dépôts existent partout,
et qu’il faut seulement les développer.
J’espère que ces notes rapides, inspirées par le désir d’être utile *à l’administration * de mon pays, seront accueillies avec bienveillance et faveur. Mon but sera atteint si
j’ai pu appeler et arrêter un moment
l’attention sérieuse du gouvernement, des assemblées législatives et des administrateurs sur un objet aussi digne de leur intérêt et de leur sollicitude.